Star Wars Invention, le Site dédié aux Fan Fictions
Prologue
Une lumière ocre inondait l'atmosphère déjà oppressée par une chaleur particulièrement lourde. Elle semblait traverser les murs et les toits, infatigable et invincible. Au loin, de sombres colonnes de fumée montaient vers les cieux, salissant cette fin de soirée. Coruscant finissait à peine de se relever de l'attaque qu'elle venait de subir, et encore allait-elle être frappée de plein fouet. La guerre opposant la République et la Confédération des Systèmes Indépendants touchait à sa fin. Le Comte Dooku était mort, par Anakin, et, retrouvé sur Utapau, le Général Grievous venait d'être détruit par Obi-Wan Kenobi. De ce camp ennemi, l'ultime dirigeant, le dernier manipulateur, l'instigateur premier allait voir à son tour sa suprématie disparaître en même temps que le jour sur la capitale.

Traversant le trafic urbain, ignorant des réglementations et des voies tracées, un véhicule se dirigeait vers le 500 Republica. Demeure des membres du Sénat Intergalactique et de son Chancelier, les murs de ce resplendissant bâtiment allaient être les témoins d'une des plus déterminantes confrontations entre Jedi et Sith. Le transport républicain avait à son bord une escouade complète de soldats clones et parmi les meilleurs combattants de l'Ordre Jedi. Juste avant l'atterrissage sur le toit, une des portes latérales coulissa et les clones occupèrent la position.

La délégation Jedi descendit alors et se dirigea vers la porte du bâtiment. Mace Windu, en tête du cortège, s'arrêta un instant avant d'ouvrir la porte et s'adressa au sergent clone :

- Sergeant, leave two men here to guard this place and keep an eye on the gunship.
- Yes sir !

Continuant son chemin, le membre senior du Conseil des Jedi laissa de nouveau deux soldats au dernier étage du bâtiment devant le turbolift ; les quatre derniers et le sergent se retrouvèrent de faction devant l'appartement du Chancelier Suprême Palpatine. Ce dernier se trouvait dans son bureau personnel, visionnant les plans d'une bataille récemment gagnée par la République. Mais son esprit n'était pas à ce qu'il faisait. Il avait révélé son identité au jeune Chevalier Jedi Anakin Skywalker, qu'il avait soutenu dans tout son périple au sein de l'Ordre Jedi, qu'il avait pendant longtemps, de manière insidieuse, guidé vers le Côté Obscur de la Force. Il l'avait flatté, choyé, promu, bien qu'indirectement. Il avait trouvé en lui le parfait adepte, capable de faire briller de nouveau les Sith et leur empire. Mais il ne pouvait croire ce qu'il ressentait grâce à la Force.

C'est à ce moment que Mace Windu et ses compagnons entrèrent dans son bureau. D'un geste machinal, presque anodin, il désactiva l'hologramme et fit pivoter son fauteuil.

- Master Windu ! I must admit you're here sooner than expected.
- In the name of the Galactic Senate, you're under arrest, Chancelor.
- Are you threatening me Master Jedi ?
- The Senate will decide your fate.
- I am the Senate !

Palpatine se leva lentement et, doucement il regarda ses quatre opposants, leurs sabres lasers allumés. Il pouvait enfin laisser libre cours à sa haine et au Côté Obscur de la Force qu'il dominait. Montrant sa supériorité et son contrôle de la situation, il dégaina son arme, qu'il gardait cachée, d'un simple mouvement du bras. Il alluma son sabre et se propulsa vers ses ennemis en tournant sur lui-même. Seul Mace Windu eut le temps de réagir, reculant et se mettant en garde. Mais alors que le Maître Sith s'apprêtait à pourfendre son premier opposant, une cinquième lame Jedi s'alluma derrière Mace Windu et envoya vers le haut l'attaque du traître de la République. Darth Sidious recula à son tour et vit sous ses yeux ses pires craintes réalisées.

- Anakin ! You're here too !
- You betray me, Chancelor !
- No, no, I didn't? those Jedi were here to kill me, to kill the Republic and all it stood for !

Aveuglé par sa colère et ses larmes, Anakin arma son bras pour frapper celui qu'il considérait jusqu'alors comme son mentor. Darth Sidious fit un nouveau pas de retrait, Mace Windu eut juste le temps de tendre son bras pour essayer d'empêcher le geste de son subalterne. Mais il était trop tard et Anakin Skywalker portait son attaque. Darth Sidious avait laissé tomber son arme, et, plein de stupeur, il tomba à genoux, indemne. Anakin n'avait pas eu le courage d'abaisser complètement son arme et il avait arrêté son coup juste avant de toucher l'épaule de son opposant. Kit Fisto, Agen Kolar et Saesee Tiin encerclèrent immédiatement le Maître Sith alors que Mace Windu, comme d'un seul geste, s'accroupissait pour ramasser le pommeau inanimé et décrochait son comlink pour l'apporter à sa bouche.

- Sergeant leave two men by the doors and regroup with us.
- Copy that sir.
- Don't forget what we brought here with us.
- No sir.

Mace Windu sentait le conflit dans l'esprit du jeune et il posa une main sur son épaule qu'il voulait rassurante. Au contact, Anakin tressaillit, ramené vers le monde. Honteux d'avoir cédé un instant à l'appel du Côté Obscur, il leva lentement la tête vers son supérieur ; ce dernier se voulait réconfortant, souriant. Il éteignit alors son sabre et se colla à un mur, loin de celui qu'il considérait comme l'un de ses rares amis. Sans qu'un autre mot ne fût échangé, les soldats arrivèrent, passèrent les menottes spéciales aux poignets et cou de l'ancien Chancelier, l'empêchant ainsi de se servir de la Force. Anakin, clouant son regard au sol, ne vit pas Palpatine quitter la pièce en lui adressant un ultime regard et appel. Il ne vit pas non plus les autres Maîtres partir, et encore moins Mace Windu s'approcher. Mais quand celui-ci fut en face de lui, il trouva, malgré ses larmes qu'il tentait désespérément de cacher, la force de rencontrer son regard.

- You have done well today, Anakin Skywalker. You may be proud, for you have saved the Galaxy and yourself? Master Skywalker.
Chapitre 1
Il se rendit soudainement compte que tous les regards étaient tournés vers lui. Il revint brutalement à la réalité, comme sous l'effet d'une décharge.

- Charge all set Sarge.

Il avait posé les charges sans vraiment y penser, comme on mettrait un pied devant l'autre pour marcher. Il était à ce qu'il faisait mais cela ne l'empêchait pas de ne penser qu'à une seule personne. D'ailleurs il en souriait ; un des millions de visages identiques de l'Armée des Clones, il savait qu'une personne à l'extérieur pourrait le reconnaître sans hésitation.

- Roger Darman ; Omega Squad clear out for impact.

Enfin, deux personnes. Il sentit le sol tremblé, il n'entendit pas le bruit de l'explosion, ou alors de manière très atténuée. Le limiteur auditif de son casque fonctionnait à merveille. Will you know it if anything happens to me ?

---

Kal Skirata s'assura sur son écran que l'équipe s'écartait de la porte. Les signaux thermiques indiquaient bien une forme vivante à l'intérieur de la pièce mais quelque chose ne tournait pas rond. Kal appuya sur le détonateur et il se vit baisser la tête à au moment de la déflagration par réflexes. " Omega, report ! " Kal était terrorisé pour ces garçons ; ils leur avaient été impossible de faire cette intrusion dans les règles, de surveiller le quartier, de poser des holocams. Pressé par le temps depuis deux ans, il avait même été obligé d'utiliser l'équipe Omega au lieu des Null comme d'habitude pour cette affaire précise.

- Etain !
- General, reprit Niner immédiatement.
- General indeed, dit Etain en souriant doucement. But Etain will do fine, finit-elle en regardant Darman.
- With all your respect General, what are you doing here ?
- Ah, a very good question Atin. A very good question indeed. " Tout en parlant le groupe se dirigeait vers le véhicule garé à l'extérieur du bâtiment qui leur servait de base d'opération et dans lequel Kal se trouvait. " Well, first of all, it hasn't been easy to find you. You have been eluding the GAR despite our best efforts. Anyway, I did found you and that's what count.
- Don't wait for a tip thought, ajouta Fi, presque malgré lui.
- The thing is the war is nearly over.
- If I counted the number of times I've heard that, dit Kal pendant qu'il ouvrait la porte latérale. That doesn't tell us why you're here, aruetii.
Etain ne regarda même pas le sergent en montant les marches du fourgon ; elle savait que les retrouvailles seraient dures avec lui, et elle sentait sa colère depuis qu'il savait que c'était elle dans la pièce. " Yes sergeant, it is good to see you too, dit-elle enfin en le regardant droit dans les yeux. Elle percevait grâce à la Force les troubles qu'il provoquait, et elle fut blessée par sa réaction. Comme Darman et ses frères, elle aimait Kal'buir et ne voulait qu'être aimé de lui. Elle détourna la tête pour se focaliser sur sa mission et reprit son discours.
- As I said the war is nearly over. A bit more than a week ago, Count Dooku was killed by Anakin Skywalker. Then we learned the whereabouts of General Grievous, and Commander Cody along with Obi-Wan Kenobi confronted him. The Jedi managed to duel him and destroy it. So the Seps are without leader now. Well except for the Commerce Guild and all there kind, but they're cowards, they're hiding. We will find them though.

L'annonce des derniers faits avait jeté un froid entre les clones et leur instructeur. Ils ne s'attendaient pas du tout à cette révélation. Fi s'apprêtait à parler, mais Etain leva une main devant son casque et sourit.

- Not now Fi. You have probably the most funniest thing ever to say but I am not finished. Anakin Skywalker also discovered the terrible truth about Supreme Chancellor Palpatine. In fact he was the master of Count Dooku. He was Darth Sidious, a Sith Lord, the one even behind this war. We are actually discovering new facts every day. The Senate was yesterday under the control of the Jedi Order. I believe they are electing a new Chancellor around now. Anyway, one of the trooper accompanying Mace Windu when they arrested Palpatine found a request of Kamino and it's people.

A ce nom, les clones et Kal devinrent méfiants ; ils avaient retiré leur casque et Etain avait pris du plaisir à revoir ces visages amis qu'elle n'avait pas vu depuis si longtemps. Elle-même avait eu un mouvement de recul devant la soudaine tension des cinq hommes sur la fin de sa phrase.

- They are requesting to join the Republic ; it seems they have been asking that for quite a time now. I am sure you all believe this is some kind of a scheme. Well you're right. Kamino has not received all the money for her? work. They also reported a missing member of their community. Etain se tourna alors brusquement pour faire face à Kal, " Ko Sai." De nouveau, les cinq hommes réagirent abruptement en regardant Kal. " They want us to find her, and bring her back.
- Do not interfere in this, di'kutla jetii.

La voix de Kal était aussi froide que la glace, et Etain remarqua que sa main avait glissé pour attraper son couteau. Etain ne voulait pas en arriver là, mais elle sentait bien la résolution du sergent. Une seconde après qu'elle eut entendu le dernier mot prononcé par Kal, elle vit une lumière bleue hantée l'intérieur du véhicule. Sans s'en rendre compte, elle avait dégainé son sabre laser et empêchait Kal de faire le moindre mouvement sans avoir la gorge tranchée.

- You are saying nasty things to me, Sergeant. I am your General, you owe respect for that. I knew us being together again was going to be difficult. Do not make Darman hate me for what I am ready to do.

Etain la première était surprise de sa voix aussi froide que celui qu'elle menaçait. I had a good teacher, pensa-t-elle. L'équipe Omega avait un instant relevé leurs armes, mais ne savait pas qui viser ou quoi faire. Kal lâcha doucement son couteau qui reprit sa place dans sa cache et remit ses mains le long de son corps.

- I'm sorry General. Please continue.
- We were surprise by this turn of event, poursuivit Etain en rangeant doucement son sabre, so we investigated a bit. We discovered what you already know : Ko Sai, chief of the Scientist Team of Kamino, knows a way to reverse the accelerated aging process the clones are suffering from. Since Jedi are going to have more "normal" duties from now on, we decided to help the Kaminoans. We decided to help you, to bring Ko Sai back, so that she can finish her work and give the clones a more normal life. That is, ajouta-t-elle avec un sourire, if you'll accept our help.

Quelques secondes de silence suivirent, puis Omega partit en rire et cris de joie devant la soudaine tournure des évènements. Etain faisait face à Kal, dans une attitude de défi, malgré le visage serein qu'offrait l'ancien sergent. Un sourire habillait ses lèvres, signe de victoire devant ce vieil homme que malgré tout elle aimait comme un père. Fi prit rapidement les commandes du fourgon et s'engagea dans les rues de Nar Shaddaa. Il leur fallait désormais quitter la planète sans attendre, avant que leur infiltration ne fut repérée par les Hutts. Ils s'installèrent dans le cargo qui supportait l'équipe de Skirata et se dirigèrent rapidement vers l'espace. Etain rattrapa Atin dans le cockpit et lui donna les coordonnées de la flotte républicaine la plus proche. Elle se dirigea dans le vaisseau pour retrouver Darman, mais elle le trouva en discussion avec Niner. Elle s'apprêtait à le laisser, quand Niner, remarquant la Jedi à son tour, fit signe à Darman et ce dernier rejoignit Etain.

- How's our little Ku'na ? dit-il en prenant la main de sa femme.
- Groing up very well actually ; she's safe on Qiilura ; Jinart agreed to take care of her, I'm not sure why.
- Ah, I see.
- I'm sorry Darman, I know you would have like to see her, and I do know she would, but I couldn't possibly bring her with me. It is too dangerous.

Cela faisait deux ans qu'ils étaient mariés. En secret sur Qiilura ; pas même Arligan Zey était au courant. Etain ne possédait aucun rituel de mariage, ils choisirent donc de s'épouser selon la coutume des Mandalorians. Kal Skirata avait été invité, et bien qu'il ait d'abord refusé, il y assista, toujours au premier rang. Pour rien au monde n'aurait-il manqué l'accomplissement de ce qu'il voulait pour ses enfants.

- And why not, General ? She is Mandalorian, she is to be raised the Mandalorian way.
- No Sarge ; I know you both first hide this baby from me because you thought it was for my own good. And I respect that decision. But I'm glad Etain broke her promise and tell me about her. Even if she was sure it was gonna be a boy, rajouta-t-il en souriant. We married the Mandalorian way because that was all we knew. But I do not want her to be raised as a warrior. I was made like one for that reason : children will only play like soldiers, they will not be one. Especially not mine.

Kal était divisé entre deux sentiments : il avait devant lui une énième preuve que ses garçons étaient devenus des hommes, et de cela il en était fier. Mais qu'il ose se révolter contre lui, et surtout qu'il refuse de transmettre sa culture à sa descendance était quelque chose qu'il ne pouvait supporter.

- Now hold on a minute !..
- No, you hold on Kal'buir. I remember you teaching us that we had no choice. No choice of being a soldier. In a way, I had no choice either being a father. Still, we knew what we were doing back there on Coruscant. This child is my legacy, whether I survive this war or not. With or without the Mandalorians. We are Darman and Etain Tur-Mukan, husband and wife, and our daughter Ku'na Tur-Mukan will be raised as any normal kid would be, in a peaceful galaxy.

---

Mace Windu avançait dans les couloirs du Sénat Intergalactique, escorté par deux gardes sénatoriaux qui avaient du mal à suivre le rythme du Maître Jedi. Ce dernier devait tenir un discours devant la chambre assemblée, maintenant que les Jedi avaient pris temporairement le contrôle de cet organe de pouvoir, afin d'organiser des élections immédiates pour un nouveau Chancelier Suprême. Le Conseil des Jedi avait dans l'instant été convoqué, après l'arrestation de Palpatine. Seul Anakin Skywalker n'avait pu assister à la séance du Conseil, trop éprouvé pour tenir sa place. Son ancien Maître Obi-Wan Kenobi s'était porté volontaire pour lui faire un compte rendu de ce qui aurait été décidé. Il avait même poussé la bienveillance pour son ami à envoyer une escouade de clones pour aller chercher Padmé Amidala et l'amener auprès de son mari.

Le Conseil avait considéré que la menace Sith était pour le moment écartée, et qu'il fallait laisser au prochain Chancelier la possibilité de défaire tout ce que son prédécesseur avait fait. Les mesures prises étaient innombrables, la République n'était plus que l'ombre d'elle-même, avec un seul homme à sa tête contrôlant tous les aspects de la vie des citoyens. Il avait été décidé qu'une forte personnalité devait tenir le discours devant le Sénat. Anakin Skywalker était le mieux placé, mais comme il a déjà été dit, son état ne lui permettait pas de faire une telle chose. A contre c?ur, Mace Windu s'était dévoué pour faire un résumé de la situation et lancer immédiatement le vote.

Il arriva enfin dans l'antichambre située sous le sol du Sénat. En l'absence des deux aides Mas Amedda et Sly Moore, arrêtés pour trahison envers la République, Mace Windu invita les deux gardes sénatoriaux à occuper leur place. Ces derniers hésitèrent, car jamais cela n'avait été fait auparavant. Le Maître Jedi le savait, mais il garda l'invitation de sa main, même devant le regard interrogateur des officiers de maintenance qui avaient déjà commencé leur travail en relayant à toutes les plates-formes sénatoriales l'arrivée imminente du Maître Jedi. Le Parlementaire chargé du protocole s'était même levé, mais Mace Windu l'avait rassis d'un sévère regard. Il connaissait les procédures du Sénat, mais il voulait montrer l'importance de la situation en y faisant une entorse si importante. Devant l'insistance du Maître Jedi ou parce qu'ils avaient compris ce qu'il voulait indiquer, les deux gardes s'avancèrent et prirent place.

Le plafond s'ouvrit immédiatement et le Podium du Chancelier commença son ascension. Tous regardaient, et il n'était pas nécessaire d'être un Jedi pour sentir la tension qui émanait de l'immense dôme. Il n'était pas arrivé à sa destination que déjà des voix se faisaient entendre pour critiquer la présence des gardes. Quand la montée s'arrêta, c'était une véritable révolte des Sénateurs, qui ne comprenaient toujours pas ce qui était arrivé à Palpatine, ce qui leur étaient arrivés. Mace Windu attendit, et le garde à sa gauche remplit immédiatement son travail. Sa voix rude et forte, inhabituelle pour un simple Aide Administratif, ramena le calme très rapidement. Avant de prendre la parole, il fut impossible à Mace Windu de ne pas regarder le Sénat dans son ensemble, voir ce pour quoi ils s'étaient battus et continueraient à se battre.

- Senators of the Republic !

Mace Windu n'avait jamais vu le Sénat de là où il se tenait. Il n'avait jamais découvert l'immense pièce par cette vision étoilée à partir de l'antichambre du Chancelier. Ces premiers mots qui devaient attraper directement l'attention de tous avaient tremblé dans sa gorge, il avait hésité, encore sous le choc visuel qu'il venait d'avoir, encore sous le coup d'une nuit entière de délibérations, de discussions et de décisions avec ses pairs du Conseil des Jedi.

- Senators of the Republic. I am here today because you have been deceived. Your leader, our leader, the very one who has been directing our lives for more than a decade is the same one that have been commanding in the shadows the Separatist Leaders.
- Order ! Order !, cria le même garde immédiatement dès que les premiers cris se firent entendre à la fin de la phrase du Maître Jedi. Mais là, rien n'y fit et Mace Windu dut continuer dans un semblant de calme.
- Yes, I am telling you this today because I have seen it myself. Chancellor Palpatine was a Sith Lord, master to Count Dooku and General Grievous. This war is a plot to destroy the Republic and take control over the Galaxy.
We can only guess what would have happen if Palpatine had prevail. But it is now our duty to protect the Republic. In practically the same week, Count Dooku was killed in combat, and General Grievous was also destroyed in the Utapau System. Now all that stands between us and peace are the Separatist leaders. But I am sure their hideout will be soon discovered and that their cowardness will destroy them in the end.

Au mot de "paix", plusieurs cris de joies avaient traversé l'assemblée. Mace Windu sentait qu'il avait enfin l'attention de tous, et il put continuer, serein.

- We were conducted in taking up arms to defend ourselves by the same man who was assaulting us. The war, this big scheme, was used as a smoke screen to hide from the real traitor, the one from within. " Mace Windu agrippa de ses deux mains la rambarde devant lui, comme s'il voulait s'adresser directement à ceux qui, même silencieusement s'opposaient à lui. " Yes, I am speaking of our last Chancellor Palpatine, Dark Lord of the Sith. He is, for now, in a cell, inside the Jedi Temple. He will face trial, dit-il en appuyant sur le dernier mot. He will be judged and he will face his crimes. Now more than ever do you have a difficult task to fulfil. The Force helped us see through this, and we stood ready to face our opponent. We stood ready to take control of the Senate in order to secure a peaceful transition. We now trust this threat to be diminished, if not over. We gave you back your power of vote, we gave you back your duties and your honour. You have now the obligation to elect a new Chancellor.

This Chancellor will have the same powers as Chancellor Palpatine. We believe it is your work that begins now, to all of you. Bringing the Republic where it was before the war started. A new Chancellor as a representative, and not as a dictator. You will have decisions to make. May be a new Republic, with new laws, so that this tragedy may not happen again.

As for when this election will take place, rest assured : we will not keep the power for ourselves. Jedi are said to be selfless and not looking for power. We demonstrate that today by organizing this vote right now ! The Jedi will always help the Republic ; we will stay here to ensure that this election follows decent rules, and that nobody is spoiled. What you do now belongs to you. "

Mace Windu n'avait pas réellement prévu de fin de discours. Il savait à quoi s'attendre dans le Sénat : une foule pour la plupart hostile à ces paroles, aux paroles d'un Jedi de manière générale. Il savait que certains Sénateurs se sentaient frustrés par les Jedi, car ils avaient du mal à supporter la dépendance que la République avait envers le Temple. Mais Mace Windu savait que l'inverse aussi était vrai. Comment l'Ordre Jedi pouvait-il survivre dans cette Galaxie sans l'appui que lui fournissait la République ?

D'un geste, il fit signe à l'officier de commencer la procédure pour le vote. Le calme se fit petit à petit, Mace Windu s'était rassis. Au bout d'un temps qui parut interminablement long au Maître Jedi, l'un des deux gardes sénatoriaux s'approcha du micro sur le signe de l'officier.

- The Senate will now hear the name and system of the people who wish to be elected.

Le silence de nouveau s'installa. Jamais non plus une séance d'élections n'avait été aussi calme. Personne n'osait bouger, croyant être vu comme le prochain dictateur s'il était le premier à bouger.

- Senator Bail Organa of the Alderaan System.

Un murmure parcourut l'assemblée alors que celui qui venait de parler reprenait doucement sa place. Il leva alors doucement la tête et rendit son signe de politesse à Mace Windu en inclinant à son tour légèrement la tête.

- Senator Meena Tills of the Mon Calamary System.
- Senator Sweitt Concorkill of the Sembla System.
- Senator P'den Oojah of the Nagai System.

Ensuite, plus personne ne se présenta. L'officier se retourna pour regarder le Maître Jedi, ce dernier devant lui faire signe pour que le vote est effectivement lieu. Rapidement chacun se rendit à ses boutons de commandes. Le vote ne dura que quelques minutes et Mace Windu afficha directement les résultats. Devant lui, un immense diagramme s'afficha montrant le pourcentage de chacun des candidats. Les Sénateurs Meena Tills et P'Den Oojah passèrent au second tour. Mace Windu fut très surpris du faible score que Bail Organa enregistra. Malheureusement, il comprit trop tard le cheminement qui avait dû se produire dans les esprits.

A cause d'un humain, Finis Valorum, la situation dans la Galaxie avait dégénéré et le Sénateur Palpatine avait été élu. Un autre humain. Il était alors évident qu'aucun humain n'allait pouvoir être élu à la tête du Sénat Intergalactique avant quelques temps. Mace Windu ne put s'empêcher de témoigner sa sympathie et son respect à Bail Organa, pour avoir eu le courage de se présenter afin de débloquer la situation, en parfaite connaissance du résultat. Mais les procédures suivaient leur cours, et les résultats du vote du second tour s'affichèrent aussi à leur tour.

- The Senator Meena Tills of the Mon Calamary System has been elected new Supreme Chancellor of the Republic.

Sous de faibles applaudissements, devant un public exténué par une telle trahison, la plate-forme du Sénateur Mon Calamarien s'avança vers le Podium central. Il lui fut alors possible de se mettre à côté de Mace Windu et il improvisa un discours d'inauguration.

- < Citizens ! As soon as this evening I will choose two aides to help me during my time as Supreme Chancellor. Tomorrow we will discuss the decisions to make to rebuild the Republic and ourselves. It is with honour that I accept this role, but with shame to what we have done. I was a member of the delegation of the 2000's but I do not have any pride for that. Despite what we saw, we only limited ourselves to a petition and we kept it to ourselves without discussing it with our fellow colleagues. We failed, more than anybody here. Tomorrow I will give back all the executives powers my predecessor had. And with that, we will bring this Republic to peace ! >

De nouveau, l'annonce d'une paix future raviva les flammes de plus d'un. Le Podium reprit sa place, et la colonne commença sa descente vers l'antichambre du Chancelier. L'étoile se referma, et Mace Windu leva la tête, pour voir mourir cette même image qui l'avait tant surpris à son apparition, voir la République disparaître comme il y a si peu de temps elle lui était apparu. Il descendit enfin de son poste et commanda à l'un des deux gardes d'escorter le nouveau Chancelier dans ses quartiers. Il se tourna alors vers ce dernier, inclina la tête et dit :

- Supreme Chancellor, rest assured that the Jedi will always be here for the Republic. If you ever need our help, do not hesitate.

- < As for you Master Jedi. I hope to bring this Republic back from its ashes. If the Jedi Order ever needs the Republic, it will also be here. >

Meena Tills inclina à son tour la tête, et Mace Windu sourit en voyant quelqu'un qui comprenait très bien que la République et l'Ordre Jedi ne faisaient qu'un et étaient indissociables sans que l'un des deux ne disparaisse.
Chapitre 2
Les Séparatistes ne reculaient devant rien pour s'assurer de l'appui des populations indigènes. Elle le savait ; pourtant elle était à chaque fois surprise de ce qu'ils étaient capables de faire, de ce qu'ils étaient prêts à accomplir. Comme un enfant s'émerveille devant le même prodige, encore et encore. Malgré elle, elle restait fascinée par ceux qui pouvaient faire ce qu'elle se refusait d'envisager.

La planète sur laquelle elle se trouvait était luxuriante ; cela faisait longtemps qu'elle n'avait eu le plaisir de marcher sur un sol mou, son ancienne affectation n'étant pas ce que nous pourrions appeler agréable. A peine eut-elle cette pensée qu'elle l'effaça de son esprit : la guerre n'était en rien agréable, où que cela soit. Ici, la vue calmait au moins son esprit. Elle se reconcentra sur son objectif ; d'un mouvement ample, elle repoussa une branche de son bras droit, elle passa dessous en baissant la tête puis elle la releva et regarda les troupes continuer leur déploiement. Derrière elle, son commandant la suivait avec quelques clones. Elle n'espérait qu'une seule chose : arriver à temps pour empêcher la contamination des réserves d'eau dont toute la planète dépendait.

- General Secura. General Offee has the objective in sight.
- Good Bly ; ask her to secure the area, check the water and be ready for anything.
- Yes General.

Le Commandant Bly reprit sa position de retrait, et Aayla Secura savait qu'il communiquait avec ses frères plus en avant dans la colonne, malgré le fait qu'elle n'entendait rien. Bly était sous son commandement depuis un temps qui lui semblait infini. La guerre semblait à tous infinie. Avec la prise de Saleucami, les sièges de la Bordure Extérieure semblaient arriver à une fin. Aux dernières informations, le Maître Obi-Wan Kenobi avait retrouvé la trace du général ennemi Grievous, l'avait confronté en combat singulier et finalement le Jedi avait vaincu. Cela augurait de bonnes choses, le retour de la paix peut-être.

Barriss Offee venait de sortir des geôles de la Guilde du Commerce grâce à son amie Aayla Secura. Elle n'avait pas hésité une seule seconde à prendre le commandement d'une partie de la 327e Star Corps pour aider à son tour sa semblable. Désormais elle occupait la position de si belle manière qu'elle était sûre que personne n'oserait l'attaquer. Bien évidemment elle se trompait. Les dirigeants de la Guilde du Commerce n'avaient que faire de la destruction de droïdes qu'ils pouvaient remplacer rapidement, et la tournure que prenait la guerre leur faisait prendre des décisions désespérées. Felucia était l'un de ces mondes qui devait pâtir malgré lui de la Guerre des Clones et de la Confédération des Systèmes Indépendants. Les premiers tirs des AT-TE annoncèrent ce que le Lieutenant Galle allait dire à Barriss Offee.

- General Offee : seperatists droids are attacking our position.
- Yes Lieutenant. Fire only when necessary, don't waste your energy.
- Yes General.

Barriss Offee s'élança à la suite de son Lieutenant ; elle arriva à la tête de ses troupes, sabre au poing, lame dressée. Aussitôt une rangée de clones apparut et s'agenouilla devant la ligne des véhicules républicains. Ils firent feu sur l'ennemi avec une précision terrible ; mais rapidement l'infanterie fut débordée, et les véhicules furent obligés de recommencer à tirer.

- General Secura : General Offee's troup have engaged the enemy.
- Yes Bly, I can hear that.
- I think it would probably be best to change our direction so we could surround the enemy forces.

Aayla ne put s'empêcher de regarder son Commandant ; depuis Saleucami il semblait de plus en plus enclin à prendre tout seul des décisions. Il l'avait toujours fait, mais Aayla se demandait à quel moment Bly déciderait qu'il n'aurait plus besoin d'elle pour diriger les clones. Elle savait que ce jour viendrait avec la fin de la guerre, mais elle sentit un n?ud se former dans son ventre à cette pensée.

- Indeed Commander ; give the order.
- Yes General.

Il ne fallut pas longtemps pour que l'ordre soit exécuté, comme d'habitude avec les clones. En peu de temps, le combat s'engagea. Aayla Secura s'élança la première et son sabre virevolta en une danse macabre dans les rangs séparatistes. Pris en tenaille, les droïdes ne purent résister et le combat se termina rapidement. Barriss Offee et Aayla Secura se rejoignirent et discutèrent à trois de la stratégie à suivre.

- Bly, establish a large perimeter. Send a few patrol to check the farest region of this sector. Be sure to leave no enemy.
- Yes General.
- Barriss, would you please be kind enough to check the water and make sure it is pure.
- Sure thing Aayla.

Le Commandant Bly avait commencé à partir pour donner ses ordres ; au changement de ton de son général cependant il hésita, s'arrêta puis repartit. Depuis qu'il s'était de nouveau retrouvé en présence de Quinlan Vos pendant le siège de Saleucami, et que cette fois-ci il était un allié, Bly commençait à douter de son général. Il lui trouvait de plus en plus de défauts relatifs à un conditionnement différent du sien, tourné vers la vie et le bien, plutôt qu'une pure vie de soldat. Il savait de son général que Grievous était mort. Dernier dirigeant ennemi important, la guerre ne pouvait que se terminer rapidement. Il n'aurait su dire pourquoi, mais Bly attendait cette fin avec impatience.

---

La neige tombait depuis maintenant plusieurs jours. Mygeeto et ses ponts dont elle était si fière n'était plus maintenant que cendres et désolation. A l'éclatante blancheur on pouvait voir les carcasses de droïdes, quelques armures blanches où manquaient seulement l'identification, des véhicules en train de brûler. Ki-Adi-Mundi savait ce qu'était la guerre pour l'avoir faite toutes ces années. Mais d'une certaine manière, il ne s'y était jamais vraiment habitué. Il fallait se battre, avancer, s'arrêter, établir un nouveau poste, soigner les blessés, se battre de nouveau.

Accoudé à une barre de sa tente, le Jedi regardait les clones, ses clones, monter leur base temporaire. Ils venaient de prendre l'un des derniers ponts, et Mygeeto allait bientôt tomber. Fidèles à eux-mêmes, les Neimodiens avaient rassemblé leurs dernières forces autour d'un ultime bâtiment, et parfois Ki-Adi-Mundi avait juste envie de tout faire sauter. Ils y gagneraient en temps, et la vie de ses soldats ne serait pas sacrifiée. Ces emportements obscurs qui le prenaient, il les repoussait sans cesse, comme on chasse un moustique ; il savait qu'il était son plus grand ennemi.

- General, the base is secure, we are now taking care of the wounded that didn't need transportation.
- Very good Commander Bacara. I am following you.

Il semblait de plus en plus au Céréen que les clones apprenaient à être de bons stratèges par eux-mêmes. Viendrait un temps où, la guerre finie, les Jedi quitteraient leur rôle si usurpé de Général ; mais l'Armée de la République serait en de bonnes mains. D'un geste machinal, Ki-Adi-Mundi avait rabattu sa capuche pour se protéger de la neige, de la fumée et du froid. Mais il n'y faisait pas vraiment attention ; il était déjà concentré à aider aux soins, et il avait déjà appris à se mêler aux éléments grâce à la Force ; cela lui était tellement naturel qu'il le faisait sans s'en rendre compte.

L'infirmerie de fortune installée était relativement calme ; les clones incurables se trouvaient à part, et, comme cela avait toujours été, Ki-Adi-Mundi se dirigeait vers eux. Instinctivement il chercha celui qui était le plus faible dans la Force et il se dirigea vers lui en premier. Son casque ne lui avait pas été retiré tellement le temps qu'il lui restait était court. Par coutume, on ne laissait jamais mourir un soldat avec son casque sur la tête, mais pour celui-là on s'étonnait encore qu'il soit toujours en vie. Ki-Adi-Mundi commença donc à retirer le casque et il plongea ses yeux dans ceux grands ouverts du soldat.

On raconte qu'un être pensant est capable de s'habituer à tout. Que le plus grand commandant a tremblé la première fois qu'il a tiré, qu'il est possible à beaucoup de races de s'accoutumer au climat du lieu où elles ont décidé de s'établir. Comment expliquer autrement qu'un peuple soit capable de coloniser toute une planète avec sa grande diversité météorologique. A chaque fois qu'il voyait ce regard, le Général Jedi revoyait tous ceux morts déjà. A travers l'enseignement reçu, il avait appris à gérer la mort. Que ce soit pour lui, ou celle parfois inévitable des autres. Il avait vu, plus de fois qu'il n'osait se rappeler la peur, l'angoisse, la détresse dans le regard de ceux qui allaient mourir ou leurs proches. Des yeux implorants, voyant le possible sauveur, lui-même, comme un dieu vivant. Même à eux, Ki-Adi-Mundi savait quoi dire. Mais ce qui le terrifiait le plus chez les clones mourants c'était une absence totale de sentiments.

Pour eux mourir n'est pas un risque, une fatalité, notre destin ultime. La mort est ; elle est une donnée indissociable de leur courte vie. Ils ont été faits pour mourir, et ils y vont tête baissée, sans concevoir ce que la vie peut amener comme joie et peine. Leur vie est de périr sur le champ de bataille. La mort n'est pas ce qui va les séparer des joies de ce monde, mais ce qui va les réaliser tout entier. CT-5532 ferme doucement les yeux, accomplissant la dernière tâche de sa programmation. Le Maître Jedi se releva et se dirigea vers son prochain patient. Finalement il s'y était habitué. Les aider dans leur dernier voyage, Ki-Adi-Mundi ne s'était jamais senti si inutile que dans ces moments-là. Immanquablement, il se rappelait alors son enfance et quand il lui avait fallu se cacher avec sa famille pour éviter les pillards. Et là, au milieu de ces soldats agonisants sans un cri, Ki-Adi-Mundi faisant ce pour quoi il avait été formé à son tour se demanda qui faisait réellement quoi.

- General ! We have the Seps surrounded. Engagement has started. We are waiting for you for the final assault.

L'alarme sonnait déjà depuis quelques minutes sur le camp. Ki-Adi-Mundi laissa glisser sa bure sur le sol comme à son habitude. Il était déjà tout entier au combat. Malgré la neige il entendait les rouages de l'armée ennemie en marche. Il entendait les tirs des clones, leur pas dans la neige. Il entendait les ordres, les cris et leurs battements de c?ur. Les droïdes tombaient déjà autour de lui. To fight. Fight to protect the Clones, kill to protect the people, destroy so that the Republic can prevail. Il décrocha son sabre et sauta par-dessus la première rangée de ses soldats. Accroupi, main gauche posée à plat sur l'épais manteau neigeux, la lame bleue faisait peu de cas des jambes des droïdes. Les clones s'étaient arrêtés de tirer, plus surpris par la soudaine implication de leur général. Mais leur ennemi n'avait pas encore enregistré le Jedi comme une cible. Il avait réussi à stopper les tirs en réduisant la première ligne en miettes, mais les droidekas s'apprêtaient à faire feu sur la GAR. Quand l'un des leurs tomba, les clones firent cracher leurs armes ; au même moment une jeune recrue arrivait en renfort avec un PLX. Le tir partit et un véhicule adverse explosa. Devant une âcre fumée noire, avec une rangée de droïdes détruits à ses pieds, Ki-Adi-Mundi se releva et ordonna à la deuxième ligne d'avancer.

- Come on !
- Did you see that sir ? He's incredible !
- He's just a Jedi, clone. Now move out.

Au milieu des rangs ennemis, une tranchée se traçait inexorablement. Le pont était désormais couvert des droïdes et de clones. Les pertes commençaient à être lourdes de chaque côté, mais les soldats de la République continuaient à affluer. Ils combattaient dos à dos, à genoux pour la plupart, forçant les droïdes à viser avec un angle qui leur était désavantageux. Le pont finit par être sous le contrôle des clones, et des troupes fraîches arrivèrent pour encercler le dernier bâtiment. Pendant que le gros des renforts traversaient, le sol commença à trembler. Avant que quiconque n'ait pu réagir, le pont explosa et des dizaines de soldats disparurent dans l'explosion, la fumée et la brume ambiante. Prévenu par la Force, mais pas assez vite pour empêcher quoi que ce soit, Ki-Adi-Mundi pénétrait dans le QG ennemi quand les clones regardaient encore dans les profondeurs. Sale et avec une tunique légèrement brunie par endroits, le Jedi sortit au bout de quelques minutes. Ses hommes s'occupaient des blessés, un pont en corde avait été tendu. La neige tombait légèrement moins, mais le vent avait redoublé en puissance, faisant fuir les odeurs de fin de batailles et la fumée mais rendant d'autant plus difficiles les man?uvres en cours. Les clones s'exécutaient, à quatre au lieu de deux, préparaient le sol à la construction d'une base plus élaborée. Dès qu'il vit son général, l'officier se dirigea vers celui-ci :

- General !
- Commander Baccara. Contact Coruscant : Mygeeto has fallen.

---

Le quadripode était sur le dos, ses quatre jambes pointées vers le haut, comme pour atteindre des cieux plus cléments. L'une d'elles était coupée en deux, arrachée par l'explosion de l'obus. Les trois autres ne tenaient plus que par enchantement. La tête de la machine était écrasée, enfoncée dans la terre, quand son corps, où la rouille commençait à travailler, refusait encore de disparaître. La terre tout autour est retournée, percée, massacrée. La chute de la bête mécanique avait provoqué un amoncellement de petits cratères encerclant sa dépouille. Les carcasses s'installent, pourrissent et modifient le décor, la couleur du sol. Chaque chute provoque son cataclysme, chaque mort son cri déchirant. Le spectacle qui s'offre n'est qu'un cimetière d'animaux terrifiés, incapables de se relever, couchés sur leur flanc ou sur leur dos. Chacun s'ouvre en leur centre, déversant sur une terre fertile un amoncellement de déchets. Mais la rouille seule n'a pas toutes les facultés. Le sang aussi peut changer. Changer le tempérament, changer l'atmosphère, changer la terre. Ici, beaucoup de vies se sont éteintes, beaucoup de corps ont cessé d'exister. La plupart se sont vidés de leur sang avant de pouvoir rejoindre un calme plus grand. Leur armure est encore parfois éparpillée, et le sol possède désormais cette couleur ocre, témoin de leur passage.

Saleucami est une planète chaude, limite désertique. Elle est la seule planète habitable de son système, mais à quel prix. Chargée de cratères naturels, avec un sol riche, c'est une planète où la chaleur a empêché toute vie de s'installer. La vie vient d'ailleurs mais reste sur place. Saleucami gardera à jamais les empreintes des combats. L'atmosphère naturellement lourde s'est assombrie : elle est maintenant chargée en plaintes, en ordres et cris de douleurs. Les monts ont perdu leurs cols, les plateaux leur uniformité. Sur le champ de bataille il ne reste plus rien : pas de gagnant ou de perdant, pas de victoire, pas de défaite. Seulement la mort.

Cachés dans un trou, terrés devant le voile maléfique, protégés par le quadripode renversé, deux Morgukaïs survivent, se battent toujours face à un ennemi disparu .

-<What are we doing here ?>
-<Stop saying that, I heard you the first time.>
-<You never answered.>
-<Because I don't know the answer ! And repeating the same question for the last several hours is NOT going to help me!>

Le vent souffla, transportant avec lui du sable, de la poussière et l'odeur des corps putréfiés. Au loin un bruit de moteurs se fit entendre et se rapprocha. Les Morgukaïs virent passer devant eux une Jedi avec deux clones, chacun sur leur motojet. Sans dévier de leur course, les appareils s'éloignirent.

-<You think she saw us?>
-<How the hell should I know ? Besides Jedi don't see, they feel.>
-< You think she felt us ?>

Le deuxième alien se saisit de son arme par le canon et gifla son compagnon.

-<Let's go.>

A terre, médusé, le premier regarda l'autre, et il s'apprêtait à se relever quand un son qu'ils ne connaissaient que trop bien se fit entendre : un sabre laser que l'on décroche de la ceinture. Devant eux se tenait une jeune femme noire, pieds écartés, bien ancrée dans le sol. Elle tenait son sabre de la main droite, et sa main gauche était posée sur sa hanche, cambrant très légèrement son corps. Elle avait devant elle ses ennemis, deux de plus. Deux âmes dont elle avait immédiatement senti l'égarement. Une seconde elle s'est sentie vulnérable. Elle les voyait maintenant, l'un assis, une goutte de sang perlant à une commissure. Ses mains étaient légèrement enfouies dans le sol, le bout de ses doigts recouverts par la terre. Même sans la Force, la Jedi ressentait l'angoisse qui montait en lui, une vague de froid déferlait dans son dos, glaçant la sueur à peine formée. L'autre, stoppé dans son mouvement, sortant du cratère, avait sa main gauche sur le sol, sa main droite rangeant son blaster. Ses pieds commençaient à glisser sur la terre friable, mais son regard marquait une détermination croissante. Sa main serrait de plus en plus son arme. Le vent était enfin retombé, l'odeur de putréfaction régnait. L'atmosphère devenait insoutenable. Elle devait parler, elle allait le faire. Elle se préparait juste à inspirer l'air ambiant. Et quand elle commenca à parler, les deux clones apparurent à son opposée, fusils blaster levés.

- Put down your weapons. Slowly.
-<Who d'you think you are, Jedi ?>
-I'll repeat myself only once. After that, you won't have anyone to blame but yourself. Put down your wepon.

L'autre dégaina et quand il pointa son arme sur la Jedi, il se rendit compte que son blaster et sa main étaient au sol. Dans le même laps de temps, elle avait allumé son sabre et elle s'était placée à côté de lui. Elle avait alors remonté son lame parallèlement à l'autre, tranchant ainsi son poignet. Puis, continuant son mouvement, passant par-dessus sa tête, elle menaçait l'un de sa pointe. Tenant son moignon encore, sur les genoux et au fond de la crevasse, l'autre souffrait sans un cri. Habitués à la man?uvre, les clones récupèrent les armes et emmènent les deux soldats dans le fourgon qui venait d'arriver.

- General Allie, are you alright ?
- Yes Commander Neyo. Let's finish our patrol.
- We just did General.

Stass Allie soupira de soulagement et de fatigue.

- We're going back to base then.

Le camp de l'Armée Républicaine avait été établi en dehors de la capitale. Relativement épargnée par la bataille qui venait de se terminer, ses habitants auraient mal compris l'établissement d'une caserne. Et Stass Allie ne se sentait chez elle qu'au Temple ; elle avait entendu les rumeurs concernant le Chancelier Palpatine, sa soudaine arrestation. La fin de la guerre. Elle n'arrivait pas à y croire ; cette réalité inéluctable était devenue une chimère, un mythe que l'on se transmet de génération en génération. Pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'y penser, à la joie qu'elle aurait à reprendre sa place au sein du Conseil, à regarder son sabre prendre la poussière. Elle était tenue par ses obligations ; en tant que général. Elle les accomplissait sans trembler. Mais d'autres, mieux qualifier pourrait le faire à sa place. Les clones eux-mêmes ?
Chapitre 3
- Anakin Skywalker did not leave his appartement since his confrontation with Palpatine. Indeed, his wife has just been allowed to enter his room yesterday.
- So they are married...
- Padme is also expecting a child. Well, we who have been in contact with her knew that. But there is no doubt that Anakin is the father.

Un silence, chacun plongé dans ses pensées, s'installa. Les combats dans la Bordure Extérieure, ainsi que dans le reste de la galaxie, touchaient à leur fin. Partout les Jedi laissaient le commandement à leur officier et rentraient au Temple ; il retrouvait ses occupants. Un sentiment de malaise planait dans l'air. Les Jedi réalisaient enfin, dans une communion de pensées, ce qu'ils avaient fait. Meneurs de soldats, ils ont tué, ravagé parfois quand il le fallait. Ils ont vu des individus mourir, dans leur bras pour les plus chanceux, seuls sous des décombres pour d'autres. La Force s'est éteinte des milliers de fois, par leur faute, par leur armée, par la guerre. Une guerre qu'ils ont dirigée. Dans leurs rêves, ils revoyaient les cris, les visages tordus de douleur et de tristesse, l'odeur du sang, du sable et de la poussière. Ils sentaient encore sur eux la boue, la pluie, leur tenue sale, usée, trouée. Beaucoup se demandaient comment ils allaient pouvoir vivre avec le nombre de vie qu'ils avaient prises. Ils se refermaient sur eux-mêmes, essayaient de calmer leurs démons intérieurs par de longues séances de méditation. Mais cela ne faisaient qu'empirer les choses et ils sentaient alors l'odeur du fusil qui vient de tirer, celle si particulière, mélange de sang, de sueur, d'eau sale et d'excréments. Ils avaient tout essayé : la lecture, les longues marches, l'entrainement. Tout leur rappelait ces quelques années de dangers et d'aventures, où la mort dormait dans le même lit. La seule chose qui résonnait dans leur esprit n'était plus le Code des Jedi mais les hurlements de détresse et les explosions. Ils ne trouvaient que peu de réconfort en leurs frères et s?urs Jedi, surtout quand ceux-ci souffraient des mêmes maux. Mais la paix s'annonçait plus fermement chaque jour et l'Ordre se devait désormais de veiller sur les siens.

Padme, elle, s'occupait de son mari. Collée à la fenêtre, une petite étagère était d'habitude occupée par une série d'objets, plus ou moins personnels. Il y avait un petit coffre en bois incrusté, contenant ses premiers bijoux, ancien présent de son père. Les incrustations avaient nécessité plusieurs mois de travail, recevant son cadeau en retard. Aujourd'hui encore elle s'en souvenait. Elle avait reçu en même temps quelques bijoux de sa famille pour combler l'écrin de son père. Quand elle revoyait cette boite, un frisson lui traversait le corps. A côté se trouvait un vase, rempli d'eau au maximum. Y nageait une plante, entièrement submergée. Puis, posés pêle-mêle, en un semblant de décoration, s'alignait un présentoir et son globe brillant, une sculpture, un verre et un manuscrit. Au pied du lit, il y avait un coffre en pierre. C'était l'un des premiers meubles qu'ils avaient achetés ensemble. Ils flânaient dans les rues de la capitale, elle s'était arrêtée devant une vitrine, regardant avidement une robe mise en valeur. Lui, accoudé sur un mur de l'autre côté de la rue, la regardait avec des yeux absents. Quand elle eut l'impression que le mannequin lui montrait quelque chose, elle remarqua le coffre. Elle fit signe à Anakin de s'approcher, et ils entrèrent dans le magasin après avoir discuté longuement où ils le mettraient, ce qu'ils en feraient. Le vendeur leur vanta l'origine, une soi-disante civilisation lointaine, probablement éteinte, partie avec ses secrets mais indéniablement avec un grand savoir, témoin d'un ancien âge d'or. Elle y avait mis parmi ses plus beaux vêtements, pas ceux d'apparats ou de sénatrice, mais ceux de tous les jours, ceux avec une dimension affective. Le lit, lui, occupait la majeure partie de la pièce.

Quand elle entra dans la chambre, elle fut un instant éblouie. Une couche de poussière était tombée sur toute la pièce et la lumière entrante du soleil se reflétait sur tous les murs. Elle couvrit ses yeux de sa main gauche avant de pouvoir s'avancer dans la pièce. Elle fit le tour du lit vers une table basse, obligée de marcher sur la pointe des pieds entre ses vêtements éparpillés dans toute la pièce, le meuble les recevant d'habitude couché, la gueule béante. Son coffre à bijoux était lui aussi sur le sol, son contenu répandu, comme ses propres entrailles. Le vase, réceptacle de la vie, était brisé, la plante à ses côtés morte, desséchée. Le globe brillant avait roulé sous le lit, caché aux yeux du monde. Le verre fracassé par la sculpture, le manuscrit déchiré. Elle déposa l'assiette, et regarda la masse informe enfouie sous les draps un long moment avant de lâcher l'assiette et de se diriger vers la porte. Elle voulait être capable de retirer ce poids qui lui obstruait la conscience. Présente au Sénat pour le discours du Maitre Jedi Mace Windu, elle savait le conflit qui lui occupait l'esprit. Elle rêvait de pouvoir le prendre dans ses bras, l'emmener sur Naboo. Là, elle était sûre de pouvoir lui redonner goût à la vie, que son amour allait le ramener. La porte refermée, elle ne put s'empêcher de s'y adosser et d'enfoncer son visage dans ses mains pour enfouir ses larmes. A ce moment précis, elle était persuadée de pouvoir le sauver malgré lui.

Prostré, recroquevillé, Anakin attendait toujours quelques minutes après que Padme fut sortie avant de se lever. Il resta un instant assis sur leur lit, leur drap tiré sur ses cuisses, sa tête cachée dans ses mains. Le froid de la mécanique le surprit et il se recula brusquement de la machine. Il la contempla longtemps, regardant chaque fil, actionnant chaque doigt. Sans qu'il ne le comprenne vraiment, son corps fut secoué de sanglots et de rires. Il se rappela, comme à chaque fois, les évènements depuis sa confrontation avec Dooku. Il avait eu sa revanche depuis, mais il en avait toujours gardé une cicatrice intérieure ; maintenant il savait pourquoi.

Depuis l'arrestation et l'emprisonnement de Palpatine, ses cauchemars avaient cessé. La première nuit avait certes été agitée ; mais les visions, les angoisses, avaient disparu. Pour la première fois depuis la fin de son mentor, Anakin Skywalker se sentait libre. Libre d'esprit et de corps, il voyait enfin clairement. Il avait envie de sortir, crier, sauter pour exprimer à tous le sentiment d'invincibilité qui l'habitait, une sensation de félicité où rien ne lui semblait impossible, où aucun obstacle ne pouvait être franchi. Anakin se leva et se rapprocha de la fenêtre. Le jour se levait sur la capitale, la circulation était des plus chaotiques. Au loin, il voyait le Temple de l'Ordre se dessiner, et tout en haut de la plus haute tour, la salle du Conseil. Il l'imaginait avec un siège vide, tous les membres parlant de lui. Car cela ne lui faisait pas l'ombre d'un doute : ils étaient en train de statuer sur son sort. Comme d'habitude, les Jedi décidaient de la destinée de chacun sans se préoccuper des individus, comme une sorte de conseil des dieux gère ses pions sur un échiquier, selon ce qui leur parait le plus juste. But justice is such a fragile notion, pensait-il. Et pour cause : il y a peu il croyait en la République, dans le Chancelier. Mais il n'en voulait pas au Conseil, ni à l'Ordre. L'Ordre qui avait été pendant longtemps son unique famille ; sa seule famille depuis qu'il avait quitté sa mère. Il s'en rendait compte maintenant qu'il allait fonder la sienne.

Le soleil continuait de monter, et l'ombre que projetait le Temple s'agrandissait, dépassait désormais les extensions du bâtiment, atteignait les quartiers résidentiels. On aurait presque pu avoir l'impression que ce voile protecteur allait recouvrir toute la planète. Un rayon traversa les vitres de la salle du Conseil et atteignit Anakin. A ce moment précis, une pensée lui traversa l'esprit :

As long as there will be light, there will be shadow.
---

- So how do we do this ?
- Maybe mistakes we have made.
- What do you mean ?
- Anakin Skywalker is not the only Jedi being married. Well don't look so surprised. Master Halcyon has a wife and kids.

Mace Windu prit le temps de respirer avant de continuer.

- These times have been hard for us. We lost many students. Padawans of course, but also Knights and Masters. And since we lead an army, our popularity may not be as high as it used to be.
- But we fought for peace, for democracy.
- True ; but we fought nonetheless. Countless lifes have been destroyed by us trying to do the right thing, and it is too easy to say we were only trying to do good at this time, even if it is true.

Encore une fois il s'arrêta. Il regarda Yoda, puis Obi-Wan Kenobi, pour chercher le courage qui semblait lui faire défaut. How ironic, pensa-t-il, that I am able to charge the ennemy without hesitating, but right now I can't seem to find the will to carry on.

- Maybe it is time to soften our laws on attachement.

Le silence qui s'ensuivit était pareil au recueillement : profond, chacun dans ses pensées. Mais ces dernières étaient très différentes. Confusion, incompréhension. Surtout, ils voyaient là ce qu'ils redoutaient, un changement détruisant ce qu'ils connaissaient, ce sur quoi leurs vies s'étaient établies.

- Master Skywalker is not the only Jedi in love, married, soon-to-be or already father. And any of them have turn to the dark side. Master Ki-Adi-Mundi yourself have several wifes, children. Did you ever felt the call for destruction ? You wanted to protect them, of course ; but...

Obi-Wan Kenobi était perdu dans son exemple. Certains le regardaient, anxieux, attendant de lui ce qui devait les sauver d'une façon ou d'une autre.

- What I am trying to say is caring for someone is probably not a wrong thing. We are trained to care for every living thing ; we just have to choose if the Jedi asking to be married is able. Besides, what are we going to do with the child of the chosen one ?
- Important matters are these. Meditate we must. Decide now we shouldn't.

Sans un mot de plus le Maître Jedi se leva, mettant ainsi fin à la séance. Ils se dispersèrent à travers le Temple, l'un dans ses quartiers, l'autre dans la bibliothèque, un autre encore quitte complètement le Temple et marche sans but dans les rues de Coruscant.

Yoda était resté dans la salle du Conseil, seul. Il s'était assis en tailleur, devant son siège. Calme, il attendait quelqu'un.

- You have done well sending them away. They were not ready to make the decision. They won't understand as long as they don't make the decision, and they won't make the decision as long as they don't understand.
- Troubling time this is. First the war, now this.
- There are always difficult decisions to make. Do not forget what the Jedi Order came through and do not underestimate the future. We must not abandon the past, but we can't allow ourselves to stop walking.

Yoda sourit et regarda son ami.

- But came for that you did not.
- Indeed not. Young Skywalker ; his path troubles me. The darkness and his passion have clouded his judgment.
- To be afraid of anything he does not seem.
- That is a scary thought.
- See him I will. To his appartment I am going.

---

- <We mustn't allow ourselves to make some foolish decisions ! The war is not over yet. They are things that need to be done, and they must be achieved fast. I will not give back my executives powers...>

Le murmure de fond qui menaçait depuis le début de la séance explosa alors et Meena Tills dut arrêter là son discours. Depuis son investiture, le Sénat s'était divisé en deux camps : les fidèles à Palpatine et les membres de la Confédération, se taisant, victimes des injures et de la haine des autres Sénateurs, tous unis attendant leur heure. De l'autre côté, les indécis, les républicains, en somme le reste du Sénat ne faisant pas partie du premier groupe. Eux hurlaient, vociféraient contre tout et tout le monde. Ils exprimaient là la frustration qu'ils avaient accumulé toutes ces années, leur pouvoir perdu pas même retrouvé. Certains même, tournant leur veste à volonté, avaient rejoint les rangs de la République dès le discours de Mace Windu. Ils étaient même les plus virulents ; chef de file contre l'infâme traître Palpatine, ils en appelaient au c?ur de chacun pour comprendre la situation des bons et purs sénateurs de la République qu'ils étaient ; les plus courageux d'entre eux expliquaient comment ils avaient été bernés par le talent d'orateur de l'ancien Chancelier, et ils tenaient comme preuve de leur bonne foi cette reconnaissance de qualité qu'ils faisaient. C'est eux qui organisaient les pétitions à l'attention de Meena Tills, afin que la situation revienne à ce qu'elle était avant la guerre, là où on savait où chacun se tenait, où on allait. Et ils étaient écoutés, on les regardait comme des exemples, comme témoignage ultime de la puissance de la République, ramenant en son sein les brebis égarées. On se battait pour faire partie de leur connaissance, pour être de ce cercle des admirateurs, ramassant les miettes derrière leur passage. Ils étaient à jamais les vrais meneurs du Sénat, ceux qui faisaient taire les autres Sénateurs d'un regard, ou enflammaient les débats d'un mot. La vie politique tournait autour d'eux, et malheur à qui voulaient s'opposer au courant.

L'un d'eux était Kerig Cora, défenseur acharné de Palpatine, mais trop peureux pour se démarquer. Le retour de la démocratie, son propre rapide revirement, le propulsa sur le devant de la scène. Originaire d'une planète inconnue de la Bordure Médiane, planète où une famille occupait le poste de Sénateur jusqu'à l'extinction de la lignée, Kerig Cora était considéré comme un faible par les siens, et on y attendait avec impatience l'arrivée de sa fille aînée au poste. Depuis qu'il devenait influent, il pouvait retourner chez lui sans être la risée de tous. Il occupait désormais un rôle, devant les caméras et sous le regard de tous et il ne se sentait réellement en sécurité que seul dans sa chambre. Dans la chambre du Sénat, il était dans un monde où tous le regardaient, où il se demandait ce qu'on attendait de lui. Il passait son temps à appeler au sacrilège, à la révolte contre un Chancelier inique, profitant de la situation pour son propre compte. Il attendait, là assis retenant sa verve, là debout tête d'affiche en action. Avec une seule pensée, une seule espérance : à quand le retour chez soi, mettre derrière lui la journée passée, ne plus y penser et dormir.

- <The galaxy is in turmoil. My predecessor gained his powers one by one. I will give them back one by one.>

Le semblant de silence qui avait permis à Meena Tills de continuer disparut immédiatement à la mention de Palpatine. De maigres applaudissements traversèrent la chambre, redonnant de l'aplomb au Chancelier.

- <My first measure is a stop to the fights ! The Army of the Republic will now stay on his positions, fortify the system it already owns. Let diplomacy resume and let us bring the Republic back on it's fundation before going forward.>

Sans rien ajouter, Meena Tills mit fin à la séance.
Chapitre 4
"And I have decided two things : Olaïe Endes and Moz'ar fo Brunstad will be all the help I will need for the next days as Supreme Chancellor. Also, every world under the control of the Senate, and the Republic, will now be under martial law and curfew. Especially Coruscant."

---

- She is on Orvax IV.
- She ?
- He... it, whatever ! Do you know what it means ?
- Yes, we do. Omega Squad, get moving.

---

- Are you sure you're allowed here Master ?
- I am a Jedi Master, member of the Jedi Council. Where do you think I am not allowed.
- I am sorry Master Skywalker. Right this way please : Sidious is over here.

---

- Our Galaxy is at war ! We have been living blind and it is time for extreme measures. Coruscant has been the victim of an assault. Yes, it ended by the death of all Separatists generals, but it's leader was also our own. The people are just starting to realize what a failure we have been. We need the curfew, to control any riot that may happen in the near future, and to support our army and the frontier planets.
Yes, you are not saying anything ! Because you were once the support of Palpatine or because you don't want to be seen as one now by criticizing what I'm deciding now. And as usual for these last years, we will have a very short day, ending now. You will return to your pleasure and your privilege. Please ! Go back to your make-up girl, make yourself pretty and be admired ! You will serve me best by beeing seen.
Show yourself to parties and exhibitions, with fancy dress and ô too beautiful call girls. For I have no need for you now because what I am about to do, bringing back democracy, has already been done twenty five thousand years ago.

---

- We are coming in orbit around the planet sir.
- Take us in Etain. Quietly.
- Do you think we have her this time sir ?
- I don't think, you know that. Let just review the plan. We know she is all alone, but that also mean she is desesperate and can cause damage or kill herself. A thing we cannont allow to happen.
- We have landed sir. Ten clicks from the city. All set.

---

- Sidious...
- Ah, Anakin. I was waiting for you.
- Why... ?
- Why ? Why did I create this big scheme ? You mean, other than being Sith ?
- Why did you... ?
- Well control over the galaxy is rather attractive, wouldn't you say ?
- Why did you lie to me !
- Oh, that. It seems we are touching the problem. Let me see... : to demonstrate the power fo the dark side. To use you. Yeah, I think that sums it up.

---

- Are you sure about this ?
- Of course not. Finis Valorum was not universally liked but I believe History will be more kind. This memorial is important, to him and all who died. Including the clones.
- Which bring us to this new reform. It will create confusion through the people.
- Yes, but if what we know is a sucess, it will create a huge burst of sympathy for the governement.
Chapitre 5
De grands travaux d'aménagement étaient en cours dans le bâtiment du Sénat. A toute heure du jour et de la nuit entraient des containers pleins de matériaux et en sortaient remplis de gravats et autres fruits des destructions. C'était un chantier qui passionnait la planète, qui avait soif d'évènements avec moins de sang et de morts. Dans cette guerre où aucun ne pouvait dire qu'il avait de la famille, les seules victimes sur lesquelles on pouvait s'apitoyer c'étaient les pertes civiles. On avait bien entendu parler des Wookies réduits en esclavage mais les Jedi et les clones s'en étaient occupés. Quant aux Jedi justement, n'étaient-ils pas payer pour se battre ? Comment ça pas de possession ? La République les loge, les nourrit. Et pas que sur Coruscant ! Ils ne sont pas si différents des clones, ils sont même pires selon certains, avec leur hypocrisie de ne pas attaquer, de ne pas avoir de famille. Non, non, cette guerre n'en était pas une. Et l'attaque de la capitale… y avait-il eu tellement de morts ? Beaucoup de dégâts, certes. Beaucoup de bruit, d'explosions. Mais nous y avons évité le pire. Alors on se tourne vers le Sénat. Où Palpatine n'est plus (où est-il, d'ailleurs ?). Où le nouveau Chancelier, à la surprise générale, a gardé tous les pouvoirs. Où lui seul et ses aides savent ce que ces travaux signifient. Qui sont-ils d'ailleurs ces aides : Olaïe Endes de Brentaal et Moz'ar fo Brunstad de Dayanar. Ils étaient bien avancés. C'était là que tout se jouait finalement : l'avenir de la galaxie, les grandes décisions y étaient prises, le destin de peuples entiers mis dans la balance. On ne parlait plus de planète et de population civile, mais de systèmes planétaires et de mouvement de masse. Dans ce bâtiment où chacun n'est que nombre et statistiques, ce chantier dont on ne savait rien passionnait. C'était à celui qui trouverait la date du premier mort, du coût total de l'opération, bref à quoi tout cela pouvait-il servir.

A quelques entrées, des grilles étaient descendues. Devant s'amoncelaient les débris avant qu'ils ne soient emportés. Pour les plus attentifs, on pouvait entendre de dehors les outils fonctionner. Il y avait toujours des enfants, de tout âge et de tous milieux, mêlés là pour l'occasion, collés à la grille, salissant leurs vêtements pour les plus aisés, avec tous le même regard d'émerveillement vers ces sons provenant du fin fond des entrailles. Car c'est comme cela que le Sénat était vu : une bête qui déployait ses tentacules sur tous les mondes sous son contrôle. Quand les soldats commencèrent à arriver sur Coruscant pour chasser les enfants avec le soleil couchant, qu'ils furent les seuls dans les rues passée une certaine heure, tous trouvèrent une réponse à la question qu'ils n'osaient se poser : quand le monstre allait-il s'asseoir sur son trône ? Parmi le peuple, la loi martiale et le couvre-feu avaient été reçus comme au Sénat : avec indifférence et résignation. Partout on commençait à avoir peur de ce nouveau dirigeant qui prenait des décisions sans consulter les Sénateurs. Pour une fois la population et ses représentants étaient unanimes. Quand Meena Tills avait fini son discours, le silence de la Chambre fut rompu par les cris d'indignations. Certains crachèrent même en direction du Chancelier. Ce dernier se retirait dans son bureau, et rien ne semblait l'atteindre. Pour lui, la séance était finie depuis qu'il avait arrêté de parler, il ne pensait plus qu'à la suite de la journée.

Ne voyant pas Meena Tills revenir, les Sénateurs furent bien obligés de se calmer et de se retirer dans leurs appartements. Et ils firent malgré eux qu'on leur disait : ils se préparaient tous à la soirée qui les attendait, changeant de vêtements, de maquillage. En sortant, certains discutaient des nouvelles aides du Chancelier, s'échangeaient les dernières nouvelles de leur planète. Tous se séparèrent pour rejoindre leur véhicule respectif, une grande partie était attendue par une call-girl, pour la plupart twi'leks. Olaïe Endes, Moz'ar fo Brunstad et Meena Tills étaient eux dans le bureau de ce dernier, nouvellement décoré aux couleurs de Mon Calamari, orné çà et là de sculptures et bas-reliefs représentant l'histoire de son peuple et des Quarrens. D'un geste il avait dès le début de la soirée renvoyé les gardes rouges, faisant de eux trois les uniques occupants du cabinet sénatorial. Sans un mot ils regardaient tour à tour les différents projets pour le futur mémorial ; tous se pliaient à la contrainte : Finis Valorum, des clones, une plaque. Ils avaient leur propre projet à incorporer : bientôt la fin effective des combats serait signée, relançant le dialogue, la reconstruction. Leur campagne débutera alors : chaque clone pourra se choisir un nom, complet. Pour les morts, les membres de leur équipe s'en chargeraient. Ainsi sur le monument défilera en permanence les hommes tombés pour la République. Ainsi, dès la paix proclamée chacun sera libre de choisir sa voie. Ils se font peu d'illusions et savent que beaucoup resteront dans l'armée. Ils aimeront avoir le choix. Le Chancelier s'enquit alors de l'opération sur quoi tout dépendait.

- What do we know of Omega Squad ?

- The Jedi gives us all the information we want. She knows that now what they are doing is legit. They found Ko Saï on Orvax IV. By now they should be apprehending her and she will bring her directly to the Jedi Temple. The Jedi will send a message on leaving hyperspace so we will greet them with the Jedi Council.

- Her … ?

- …

- With Ko Saï's research complete, the clones will grow old normally ; they soon will have proper names, and we will be able to deliver the new medals we have ordered for them.

- Soon we will have to discuss money : we have to pay them now.

- Indeed. But let's leave that for another time.

---

Omega Squad avait dû quitter son campement en vitesse pour se rendre sur Orvax IV. Ils avaient acquis une certaine aisance dans ses départs précipités, suivant chaque rumeur pouvant les mener à Ko Saï. Une fois, ils étaient arrivés directement sur le toit d'un bâtiment suspecté, les portes coulissantes ouvertes, clones et Jedi prêts à sauter. Depuis leur cible se savait traquer et eux avaient maquillé leur vaisseau, changé leurs vêtements. Leur arrivée sur Orvax IV avait été aussi discrète que possible. Etain Tur-Mukan manœuvrait délicatement depuis son arrivée pour suivre les ordres qu'elle recevait de Coruscant. Elle avait dû cacher cette information, même à son mari, et cela ne lui facilitait pas la tâche. Mais pour l'instant il ne fallait pas qu'ils relâchent leur concentration en sachant qu'ils étaient couverts. Elle savait que cette fois-ci Ko Saï ne les attendait pas sitôt. Ils avaient peut-être une journée d'avance une fois sur place, ce qui était largement suffisant. Elle n'était pas sûre du nom de la ville vers laquelle ils se dirigeaient et elle préférait ne pas y penser. Comme à sa fille. Elle était en sécurité et c'est tout ce qui comptait. Elle se le répétait sans cesse et faisait naturellement appel à son entraînement pour se concentrer. Mais elle se sentait coupable de ne pas s'inquiéter pour elle. Elle se réfugiait alors dans les bras de son compagnon et elle ressentait immédiatement l'identique désarroi dans son esprit. Tous enveloppés dans de longues capes, la ville commençait à apparaitre à l'horizon. Ils y seraient à la nuit tombante. Etain Tur-Mukan et Darman se regardaient, de temps en temps, furtivement. Ils n'avaient pas besoin de beaucoup de temps pour se réconforter mutuellement de leur angoisse pour leur fille. Quand ils atteignirent les premières maisons, ils s'embrassèrent une dernière fois avant que tous ne se séparent pour se retrouver autour de Ko Saï.

Et c'est autour de l'indigène en fuite de Kamino qu'ils se retrouvèrent, tous dans leur uniformes, sales et couverts de poussières. Si cela avait été possible, Etaïn croyait voir un soulagement dans le regard de leur prisonnière. Sans un bruit ils atteignirent un haut toit. La ville s'endormait et l'extraction ne devait pas poser de problème. Les choses se sont largement simplifiées quand le sergent est arrivé avec le véhicule. Certes quelques lumières se sont allumées, et quelques pierres, ou tout autre chose à portée de mains des lanceurs, leur sont tombées dessus. Mais personne ne fut blessé à part peut-être un peu d'amour propre. Encore une fois, Etain dut faire appel à tous ses talents de Jedi pour prendre les commandes de l'appareil. Elle put ainsi transmettre une communication au vaisseau de la République qui les attendait. Ses compagnons ne comprenaient pas comment l'Armée avait pu être au courant. Et il fallut toute la force de son mari pour les empêcher d'attaquer Etain quand ils virent qu'elle les dirigeait droit sur le Venator. A l'intérieur ils furent accueillis par le Capitaine du vaisseau qui les conduisit directement dans la salle de communication. Sur le chemin, les clones s'écartaient de leur passage, plus surpris par leur visage mal rasé et leur tenue crasseuse que par le fait qu'ils les suivaient depuis plusieurs semaines sans jamais les avoir vus. Et eux avaient toujours autant de mal à réaliser où ils étaient.

D'un geste brusque, Etain arrêta le groupe : elle venait de se rappeler ses ordres. Elle ordonna immédiatement au capitaine de partir pour la capitale et de fournir à son équipe des lits et des douches pour le trajet. A peine furent-ils laissés seuls que tous demandèrent des comptes à Etain. Elle raconta tout, comment pendant qu'elle était avec eux le Conseil l'a contacta, l'a mise au courant de la situation au Sénat, comment elle fut alors placée sous les ordres directs du Chancelier, comment grâce au Service de Renseignements de l'armée ils avaient pu retrouver Ko Saï sans que cette dernière le sache, leur permettant l'arrestation qu'ils venaient de faire, et surtout comment ils allaient escorter Ko Saï sur Coruscant. Au fond, seul le sergent était vraiment fâché. Lui voyait comment ces garçons avaient autant confiance dans une Jedi qu'en lui. Il voyait surtout comment ils étaient venus à dépendre d'elle ; il n'avait jamais voulu d'elle, il n'avait jamais voulu voir ses fils devenir indépendants. Les autres étaient enfin contents de pouvoir être présentables de nouveau, et commençaient déjà à plaisanter entre eux sur leurs réactions quand ils rencontreraient le nouveau Chancelier. Sans compter celui qui l'aimait et qui de toute façon lui faisait entièrement confiance. Alors oui, pour la première fois depuis longtemps, il les a regardés se raser, se doucher, mettre une combinaison propre et rire, vraiment rire. Et tout ce qu'il voyait, tout ce qu'il pouvait voir, c'est que c'était elle qui leur avait amené cela et pas lui. Il se souvint alors d'une fois où un de ces garçons avait pris position pour elle, contre lui. Elle l'avait alors regardé avec l'air de la victoire dans ses yeux. Là ? Elle ne le remarquait même pas. Elle passait son temps dans les bras de son mari, à le regarder avec ses frères, ou comme maintenant à se reposer. Il s'installa alors dans un coin, s'allongea sur un lit sans même retirer son armure, se tourna pour se mettre dos à l'assemblée et fit mine de dormir pour le reste du trajet.

---

Il n'y avait pas beaucoup de cellules. Peut-être quatre ici, autant de l'autre côté du couloir. Dix, un grand maximum. En fait il n'était même pas sûr qu'il y a en avait de l'autre côté du couloir. Après tout il n'était jamais venu ici. Quatre lui semblait un bon nombre. Surtout que de son côté, une seule cellule était occupée. Non, il en était sûr maintenant : il n'y avait que quatre cellules en tout. Et une seule d'occupée. Ce qui l'amusait le plus c'étaient les barreaux. De tous les systèmes de sécurité c'est celui qu'il comprenait le moins. Il y en avait partout, et il avait vérifié en entrant leur position en même temps que les caméras de sécurité, il y avait partout des… comment pourrait-il appeler-cela ? Des siphoneurs de Force ? En tout cas il était incapable de s'en servir, et Sidious, qu'il tenait avec ses mains, collé aux barreaux électrifiés, voudrait bien s'en servir aussi mais ne pouvait pas non plus. A pity, pensait-il en le regardant s'écrouler par terre, presque évanoui, fumant encore. Car Anakin Skywalker, tout Maître Jedi et membre du Conseil qu'il était, était incapable d'utiliser ses incroyables capacités et il était sûr de pouvoir arracher la vérité de la bouche de Palpatine avec elles. Un rire guttural le tira de ses pensées.

- Still looking for the truth aren't you little Skywalker ? Well that's a shame, 'cause there is no truth. I mean, I didn't chose you. My master Darth Plagueis created you. Ah, I can see anger in your eyes. That's good, but aren't we forgetting our Jedi teachings a bit too fast, yes ? Anyway, as I said, there is no truth. I just used you, your natural anger ; you're a son of the dark after all, the death of your mother and the death of Padme and your child. A pity the offspring of the chosen one cannot survive. Ah well life's life, right ? Hey don't look at me like that : Padme is going to die, by your fault if I might add.

Le monde autour de lui s'était assombri. Il avait dû tout d'abord fermer les yeux pour ne pas s'écrouler tellement la vision de Padme morte était gravée dans son esprit. Il avait l'impression qu'il lui suffisait de tendre les bras pour la serrer fort contre lui pendant ses derniers soupirs. Il savait que si elle devait mourir c'était pendant l'accouchement. Il réalisa soudain qu'il ne s'était pas demandé ce qui arrivait à l'enfant. Et à juste titre : il préférait la mort de leur bébé si cela pouvait la sauver elle. La dernière phrase de Palpatine lui avait fait l'effet d'un éclair lui traversant le corps. Il entendant, là, la vérité qu'il se refusait d'admettre. Comme sa mère était morte parce qu'il n'avait pu la retrouver assez vite, Padme mourrait car il ne savait pas la protéger. Il rouvrit les yeux avec la seule envie de tuer. Sidious se trouvait devant lui, avec une expression qu'il n'arrivait pas vraiment à déchiffrer, le visage défiguré et balafré par le contact trop long aux barreaux électrifiés. Il entendit alors les bruits des personnes essayant de forcer la porte pour interrompre leur entretien qu'il trouvait si enrichissant ; et il comprit alors qu'il voyait pour l'une des premières fois un visage véritablement déformé par la peur. Car si les gardes et Jedi ne pouvaient entrer, c'est parce que lui, Anakin Skywalker, bloquait la porte avec la Force.

D'un geste il leva se main droite et souleva le dernier Maître Sith au-dessus du sol, utilisant la force pour lui briser le cou. Sidious gigotait, se tordait pour éviter l'invisible poignée. Il tendait un bras gauche de manière complètement ridicule pour à son tour utiliser la Force, mais en vain. Anakin Skywalker devait lever la tête pour le voir, mais il le regardait avec mépris. Il voyait qu'il était le plus fort et il entendait bien le faire savoir à son ennemi. Il serrait de plus en plus lentement, qu'il sente cette vie s'échapper. A l'extérieur ils utilisaient des moyens plus expéditifs : désormais une lame orange traversait la porte. Rapidement le quartier des prisonniers fut rempli de Jedi. Sidious continuait de se balancer en l'air sans corde ou attache. Et quand il était sûr que tout le monde était là, Anakin Skywalker ferma définitivement son étreinte. Les injonctions vociférées pour qu'il relâche son emprise laissèrent leur place à un silence, qui ne fut interrompu que par la chute molle d'un corps flasque. Profitant de la stupeur générale, l'assassin s'enfuit, projetant à terre quiconque se mettait en travers de son chemin. Il venait de transgresser le plus vieil enseignement, et pas pour la première fois. Mais cette fois-ci il se sentait heureux car il avait pu protéger quelqu'un. Il comprenait alors l'erreur des Jedi, dans leur bipartisme autoritaire. Les Sith n'étaient plus, donc ils avaient raté quelque chose eux aussi. Quelle solution apportée alors ? Il arrivait chez lui qu'il n'avait pas même un début de réponse. Ils devaient partir, lui et Padme, loin d'ici, s'exiler. Peut-être seraient-ils accepter sur Naboo. Il appela sa femme, finit par hurler son nom lorsque celle-ci ne répondait pas. Il trouva finalement une note lui indiquant qu'elle avait dû se rendre d'urgence à l'hôpital, pour accoucher.

Plein d'allégresse et de joie, il lui prépara un sac, fit de même pour lui et parti en trombe. Il laissait un appartement sans dessus dessous, où les vêtements étaient éparpillés à même le sol, mais où régnait une joie de vivre, imprégnée même dans les murs. A peine arrivé dans le service de maternité, Anakin Skywalker dut recevoir une des suivantes de sa femme dans ses bras, abattue et pleurant à chaudes larmes. Il essaya de comprendre ce qui se passait, mais l'infortunée ne pouvait aligner trois mots sans être reprise par ces pleurs. Un médecin finit par arriver et lui expliqua que, malgré son accouchement sans problème, la Sénatrice était morte brutalement, sans que rien ne l'annonce, la gorge brisée. Quelques instants il resta impassible. Il ne comprenait pas, s'attendait à ce que le docteur se confonde en excuses, avouant s'être trompé de patient. Quand enfin il réalisa, son visage se décomposa et une rage incontrôlable le saisit. Autour de lui les objets volaient, frappant de plein fouet le fou qui osait se lever et affronter la tempête. Le clinicien gisait déjà par terre dans son propre sang quand une deuxième victime s'écroulait à son tour.

Laissant une pièce en ruine, Anakin Skywalker avançait dans les couloirs de la clinique, hurlant le nom de son épouse ; il propulsait le plus loin possible toute personne qu'il pouvait croiser : humains ou non, hommes ou femmes. Les enfants même, aussi rares soient-ils. Derrière lui ce n'était que cris, pleurs et désolation. Et, bien que son monde s'écroulait autour de lui, il comprit alors le dernier geste désespéré de Palpatine : il n'essayait pas de s'en sortir, se sachant condamné, mais il retournait contre son assassin sa technique en tuant celle à laquelle il tenait le plus. Même mort, il gagnait encore ! Sans un mot maintenant, il marchait et entra directement dans la chambre où se trouvait sa femme. Il lui ferma les yeux, l'embrassa une dernière fois puis il quitta le bâtiment puis la planète à bord du premier transport public au départ. Comme il l'avait réalisé dans sa chambre une première fois, l'Ordre Jedi par sa simple existence engendrait l'Ordre Sith. Il lui revenait alors le devoir de détruire cet ordre corrompu, après l'avoir fait avec celui des Sith. Mais avant cela il partait en exil, loin de ce monde et de ces atrocités. Dans un coin de leur appartement, tombés là au hasard de brusques lancers, reposait une robe, recouverte par un habit masculin, et entre les deux un vêtement pour bébé.

---

Dans une des nombreuses salles du Temple Jedi, un conseil improvisé se tenait entre le Chancelier Suprême et ses aides, l'équipe Omega, son sergent, la Jedi Etain Tur-Mukan, et représentant l'Ordre la Jedi Kai Justiss. Après le rapport des clones relatant leur recherche jusqu'au transport de Ko Saï sur Coruscant, il fut rapidement décidé qu'elle serait renvoyée sur Kamino pour finir ses études et rendre ainsi une vie à ses créations. Tout cela sous les yeux irréprochables de l'équipe Omega. Une fois tous les détails traités, le groupe se sépara. Mais Kai Justiss demanda à sa camarade de rester encore un peu.

- You know, Etain, there have been quite some changes since you left. I know it was less than a year ago but you'd be surprised. Allow me to talk, for you need to know everything before making your decision. The Council has a new member. Although you are aware of Palpatine death and how it happened, we learned that Senator Padme Amidala died the same way. However, it is hardly conceivable that it was the same perpetrator as they were married and she carried their twins. So the Council assumed Sidious managed to kill her. Anyway, the birth of the children of the chosen one could not go unnoticed. Obi-Wan Kenobi himself went to the hospital and brought them here. To be trained as Jedi. Although the Council will not hide that they are brother and sister, and in that way making the first step against the law of attachment they have decided to review, they will be named under fallen Jedi heroes. The girl's name is now Tohno Rallcema and the boy's Dalnus Bhat. Of less importance but we also gained two droids in the process : R2-D2 and C3-PO I think. Off course they both had a memory wipe before being put to good use.

Now the reason I wanted to talk to you, on behalf of the Coucil is on a more political bases. First of all, an executive bureau of twelve members will be created among the Senate. The Chancellor as referee and ultimate judge in case of a statuo quo. There is also an internal police with the mission to control the Senators. It will be under Jedi control. The Council wishes you to be a part of it.

- Thank you for the offer, but my decision was already made : I am leaving the Order as soon as the war is over.
Chapitre 6
- Bonsoir et bienvenue pour cette rétrospective sur ces dix dernières années. En si peu de temps, nous avons vu la fin de la guerre, un changement majeur dans la politique, ainsi que pour l'Ordre des Jedi. Nous diviserons notre soirée en trois parties sur la Grande Armée de la République, le Sénat Galactique et enfin l'Ordre Jedi.

Cependant il est très dur d'aborder un thème sans parler des autres. Pour chacun d'entre eux nous verrons quelles en furent les origines, d'où quelles soient, et quelles furent les conséquences.

Pour aborder le sujet de l'armée, nous accueillons le Général Terrinald Screed, l'aide personnel de l'Amiral Jan Dodonna depuis bientôt trois années. Tout d'abord bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.

- Bonsoir et merci à vous de m'avoir fait cette invitation.

- Quel a été selon vous ce qui a le plus changé la Grande Armée de la République ?

- C'est une bien vaste question ; il faut se rappeler qu'il n'y avait plus d'armée de la République depuis bien longtemps. Mais cette décision, prise par le Chancelier Suprême quelques mois après la signature d’accords de paix, a été confirmée par le Sénat. Cela en soit est un grand changement pour la République. Car maintenant il faut payer ses soldats, il a fallu créer un Département de la Défense pour s'occuper des familles de ses soldats, etc etc.

En ce qui concerne la Grande Armée de la République elle-même, c'est Kamino et bien sûr le retour de Ko Saï qui a provoqué le plus de changement. En réussissant à inverser le processus de vieillissement, la République s'est retrouvé avec des milliers d'hommes à charge.

- A charge ? Vous ne pensez pas que nous pourrions dire autre chose pour ceux qui ont sauvé la République ?

- Ecoutez, Palpatine a ordonné la création de cette armée, et peut-être un mois après il nous présente une armée créée de clones, qui mourront de toute façon de vieillesse, et tout le monde a applaudi sans se poser de questions ? La République attendait que ses clones qui se battaient pour elle meurent, au combat ou de vieillesse.

Je me suis battu avec ces clones, j'ai failli mourir et j'ai arrêté de compter le nombre de fois où l'un d'entre eux m'a sauvé la vie. Mais nous étions bien contents qu'ils soient là quand nous avons eu besoin d'eux, sans se demander comment ils étaient arrivés aussi vite et ce qui allait se passer après la guerre. Nous avons une dette envers eux que nous ne payerons jamais complètement et il serait temps que chacun s'en rende compte.

- Justement ces clones. Que sont-ils devenus ?

- La plupart sont restés dans l'armée ; un tiers néanmoins a quitté les rangs pour essayer de trouver une meilleure vie ailleurs.

- Qu'en est-il des clones qui sont restés ?

- Un Etat Major provisoire a été établi pour regarder leurs états de service. Ils ont eu des promotions, des décorations selon ses mêmes états de service. Je crois d'ailleurs que tous ont au moins reçu une médaille, la plupart malheureusement la reçurent à titre posthume. Aujourd'hui deux de ses clones font partie de l'Etat Major Interarmes de la République. La plupart dirigent les forces aériennes ou terrestres d'une planète, d'un système ou d'un secteur.

- Et cet Etat Major, de qui est-il constitué ?

- L'Amiral Jan Dodonna en est le président, Adar Tallon le vice président. Le général Neyo Fett représente des Forces Terrestres, et Davijaan Dyre celui des Forces Spatiales. Il est uniquement constitué d'humains pour aujourd'hui, mais nous espérons avoir des représentants d'autres races qui nous rejoindront rapidement, notamment pour les Forces Maritimes qui sont en train d'être créées.

- Quel futur pour cette Armée de la République ?

- Depuis la fin de la guerre, ses effectifs ont beaucoup diminué. Elle s'attaque aux pirates, participe à plusieurs opérations de police sur les planètes ou les systèmes où il y a une garnison. Nous allons aussi renforcer nos contrôles aux frontières avec les autres espaces de contrôle dans la Galaxie. Un fort détachement sera aussi créé, uniquement composé de volontaires, pour partir dans les Régions Inconnues à la recherche de nouvelles planètes ou des nouvelles races.

Il est clair que nos premières missions sous ce nouveau dirigeant, la destruction des fabriques de droïdes, l'assaut sur Mustafar, sont devenues très rares. Les révoltes sont sporadiques et la plupart du temps ne nécessitent pas notre intervention. Notre rôle est plus de… de maintien de la paix.

- Je vous remercie pour vos réponses Général ; nous allons nous quitter quelques minutes et nous reviendrons pour aborder les grands changements politiques de cette dernière décennie.

*
* *

- Nous continuons notre soirée en accueillant Rennimdius B'thog Indriummsegh, sénateur de Elom et chef du Conseil. Monsieur le sénateur, bonsoir.

- Bonsoir et merci de me donner l'opportunité de participer à votre émission.

- Nous allons essayer de voir quelles importantes modifications eurent lieu ces dix dernières années dans la politique, et au Sénat.

- Je me permets de vous interrompre. Toute décision prise pas le Sénat est importante ; elle touchera au minimum plusieurs millions de personnes, changera parfois leur vie complètement. Toutes les décisions que nous prenons sont donc très importantes et mûrement réfléchies.

- Je comprends oui, mais certaines dispositions modifient radicalement le paysage politique. Par exemple ce nouvel organe décisionnel, parlez-nous-en un peu.

- Il était clair, après ce que la République vient de vivre, que le Sénat n'était plus apte à suivre une quelconque réforme, et ce de manière efficace. Tous les deux ans donc, un cabinet de douze sénateurs est élu par le Sénat. Ce cabinet est présidé, et arbitré, par le Chancelier de la République, dont les conditions d'élection n'ont pas changé. Ce cabinet prend toutes les décisions, le Sénat Intergalactique n'ayant plus qu'un rôle consultatif.

- Est-ce que vous ne craignez pas que certaines planètes, certains peuples se sentent floués par ce nouveau système ? Que diront-ils si une mesure affecte particulièrement leur système et qu'aucun sénateur n'est là pour les représenter ?

- C'est effectivement une question qui se pose. Ce cabinet a toujours été jusqu'à maintenant à l'écoute des sénateurs concernés. Peut-être qu'à l'avenir le Sénat n'élira que onze membres pour ce cabinet, et pour chaque réforme concernant un système il y aura un douzième sénateur, de ce système justement. C'est une possibilité, parmi tant d'autres.

- Donc finalement le Sénat n'a plus récupéré ses pouvoirs depuis Palpatine ?

- Si ; le Chancelier Meena Tills, après avoir destitué les gardes rouges, un an après sa prise de pouvoir, a commencé à rendre les pouvoirs au Sénat. Un an après, le Sénat avait tout récupéré, et très peu de temps après le Cabinet fut élu, et les pouvoirs transmis. Si l'ensemble des sénateurs n'ont plus de pouvoir, le cabinet est composé de sénateurs et est élu par les sénateurs.

- Comment a été perçu ce changement de scrutin dans les différents systèmes ?

- La République n'a jamais intervenu dans les affaires privées des planètes qui la composent. Certes désormais nous sommes passés à une élection directe à une élection indirecte. D'ailleurs le terme d'élection n'est pas vraiment correct : sur certaines planètes, c'est une famille royale qui choisit le sénateur. Dans d'autres une lignée a été élue ou choisie, et ce sont les descendants qui sont les sénateurs, jusqu'à la disparition de la famille. Les systèmes se sont adaptés, et aujourd'hui nous avons accompli assez pour avoir la confiance de la population.

- Il reste des points ou l'opinion publique ne vous était pas favorable. Autant sur le moment, la "purge" qui a été effectuée des sénateurs favorables à Palpatine a plutôt été bien reçue, autant beaucoup considèrent qu'il y a eu de l'acharnement par la suite.

- C'est vrai ; comme la période de la Guerre des Clones, ce sont des moments plutôt sombres que nous n'aimons pas regarder. Il y a eu des excès, il y a probablement eu des victimes innocentes aussi. Mais je suis sûr que dans quelques années nous pourrons regarder en arrière et constater calmement, sans émotion incontrôlable.

- Le cabinet a pris un certain nombre de mesures par la suite, probablement pour calmer la situation aussi. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

- Le cabinet a mis en place une police surveillant les sénateurs. Nous avons tous découvert que des membres du Sénat participaient à des affaires louches pendant la présidence de Palpatine ; à l'opposé, d'autres ont subi des pressions pour soutenir Palpatine, ou tout autre homme politique. Cette police est là autant pour surveiller les sénateurs que pour les protéger. Et bien sûr pour être certains du bon fonctionnement de cette police, nous l'avons mis sous la supervision de l'Ordre Jedi.

Le cabinet a aussi destitué les représentants des groupes séparatistes : la Guilde du Commerce, le Clan Bancaire, etc. A la place le cabinet a désigné des sénateurs loyaux à la République, pour une durée indéterminée.

Il y a bien sur ce nouveau calendrier, plaçant l'année 0 à la signature de la paix. Palpatine fut destitué et privé de son rang en -5 et nous sommes donc aujourd'hui en +5.

- Je vous remercie pour ce temps passé avec nous, Sénateur.

*
* *

- Nous terminons cette soirée par un sujet plus léger, et surtout qui augure d'un futur plus joyeux. Nous accueillons non pas un Jedi, mais une journaliste qui s'est spécialisée pendant la Guerre des Clones dans l'Ordre Jedi. Elle a suivi nombre d'entre eux dans de périlleuses missions. Yara Grugara bonsoir !

- Bonsoir.

- Vous allez avoir beaucoup à nous expliquer. A l'extérieur nous connaissons surtout les Jedi pour leur incroyable dextérité au combat, leur code vestimentaire, leur loi sur l'attachement. Que s'est-il passé en dix années ?

- En effet c'est ce que tout le monde sait d'eux. Moi-même, quand j'ai pris cette mission au début de la guerre, je n'en connaissais guère plus. J'ai suivi nombreux Maîtres, Chevaliers, et même de temps en temps des Padawan. J'ai appris à les connaître, à les comprendre, à les apprécier. Certains sont morts à côté de moi pendant des combats.

J'ai vu beaucoup de clones et leur supérieur Jedi avoir des liens d'amitié et de camaraderie équivalent à celui que les clones ont entre eux. Aujourd'hui, le Conseil m'accorde de temps en temps une permission dans leur Temple ici sur Coruscant, pour que je puisse revoir les amis que je me suis fait.

- On raconte que vous avez assisté à une cérémonie aussi.

- Oui le Conseil m'a fait l'immense honneur de m'inviter à une commémoration pour tous leurs frères et sœurs morts pendant les combats. Je n'étais pas la seule bien sûr : il y avait plusieurs collègues, et l'un des nôtres put dire quelques mots pour nos confrères tués eux aussi pendant ce conflit.

- Et aujourd'hui : comment l'Ordre Jedi s'est-il relevé d'une si grande perte ?

- Dès leur plus jeune âge, on apprend aux apprentis que la mort n'est pas une fin en soi. C'est le moment où chaque être rejoint la Force. Il y eut des temps difficiles, de grands moments de mélancolie. Mais comme par le passé, l'Ordre s'est relevé avec le temps. Et il a eu d'autres sujets de préoccupation.

- Comme ?

- Tout d'abord la fin des combats voulait dire la reprise des négociations. Les Jedi y ont participé, comme diplomates ou gardiens du personnel de la République. Puis il a fallu aider les mondes pour leur reconstruction. Cela a souvent permis aux Jedi sur place de se rassembler, de reprendre leurs esprits après une guerre où ils se sont tous battus. Et puis il a cette nouvelle police du Sénat, auquel les Jedi participent. Enfin il y a ces nouveaux arrangements dont tout le monde a parlé pendant plusieurs mois.

- Oui, racontez-nous cela.

- Tout a commencé il y a dix années : la sénatrice Padmé Amidala était enceinte, et elle accoucha de jumeaux quelques jours après l'élection du nouveau Chancelier Meena Tills. Cependant il y eut des complications, et elle mourut peu de temps après. Il se trouve que le père, nous avons appris cela un ou deux mois plus tard, était le Maître Jedi Anakin Skywalker. Ce dernier, envoyé en mission, mourut à son tour sans savoir que sa femme était morte et qu'il était père.

- Vous nous confirmez son décès ?

- Il est parti et l'Ordre n'a plus jamais entendu parler de lui. Des missions de sauvetage n'ont rien trouvé, et ils ont cherché pendant des semaines. Il est raisonnable de penser qu'un accident de voyage a mis fin à ses jours. Si les Jedi savent quelque chose et qu'ils ne l'ont dit à personne, ils doivent avoir de bonnes raisons.

- Et, pardonnez-moi d'insister, mais vous dites que la sénatrice de Naboo Padmé Amidala et le Maître Jedi Anakin Skywalker étaient mariés ?

- Non j'ai dit qu'ils ont eu une relation amoureuse et de cette union sont nés deux enfants, aujourd'hui sans parent. Comme ils étaient sensibles à la Force, le Conseil des Jedi décida de les adopter et ils revinrent aussi à eux de les nommer.

La fille s'appelle Tohno Rallcema. Tohno et Rallcema Bylissura étaient deux Chevaliers Jedi, tuées pendant le conflit. Tohno mourut sur Zaadja, pendant une mission qu'elle effectuait avec les Maîtres Obi-Wan Kenobi et Anakin Skywalker, alors que Padawan. La seconde, Rallcema Bylissura, fut tuée pour un chef séparatiste lors de la seconde Bataille de Jabiim. Anakin Skywalker s'y trouvait aussi.

Le garçon s'appelle Dalnus Bhat. Dalnus Cam était un Chevalier de l'Ordre qui fut tué en même temps que Rallcema Bylissura. Quant à Bhat Jul, il était le Padawan du Maître Ki-Adi-Mundi et mourut dans les bras du jeune Anakin Skywalker.

- Ils portent des noms différents ?

- Pas du tout ; c'est une première dans l'histoire de l'Ordre : un frère et une sœur dont le lien n'est en aucun cas caché : Tohno R. et Dalnus B. Skywalker. Le Conseil a profité de ce cas si particulier pour lancer une grande réforme sur les lois de l'attachement. Doucement l'idée fit son chemin, et aujourd'hui un Jedi sur quatre est marié.

- Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

- [rigole] Cela il faudrait le demander directement à un membre du Conseil ! Mais ce que je peux vous dire c'est que cela a été réalisé en accord avec le Sénat.

- Pourquoi donc ?

- La République a toujours payé les Jedi : ils sont nourris, logés, disposent de matériels et d'équipements afin d'accomplir leurs diverses missions au mieux. Mais maintenant, chaque Jedi peut avoir une famille, et on ne peut imposer que la et le conjoint travaille.

Gracieusement offert par la République, une aide est apportée à la famille d'un Jedi. Peut-être qu'à l'avenir d'autres solutions vont être trouvées, mais c'est ainsi que cela fonctionne pour le moment.

- Je vous remercie pour votre temps, et je remercie tous les spectateurs pour leur attention pendant toute cette soirée.