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Partie 1 : Un autre monde
A Georges Lucas sans qui rien ne serait.

Réalité (n.f) : Qui est vrai, qui existe.

Fiction (n.f) : Tout ce qui relève de l’imagination.

Réalité fictive (n.f) : Qui est vrai tout en étant faux, qui existe sans exister.
N.b : Si la fiction dépasse la réalité, c’est que la réalité est devenue fiction.

IL N’Y A PAS LONGTEMPS DANS UNE DIMENSION PROCHE, TRÈS PROCHE…

RÉALITÉ FICTIVE

La Galaxie vit des heures sombres. Malgré la fin de la guerre contre les terribles Yuuzhan Vong, l’ALLIANCE GALACTIQUE a bien du mal à rétablir la paix et la justice.

Les Jedï, de plus en plus nombreux, se regroupent autour de Luke Skywalker pour être formé et enseigner à leur tour la maîtrise de la Force unifiée afin de ramener la sécurité dans l‘univers.

Mais la trêve entre la Nouvelle République et l’EMPIRE ne tarde pas à se rompre et les vieilles hostilités reprennent, plongeant la Galaxie dans un chaos total dont elle a peu de chances de sortir indemne…


CHAPITRE 1
Les étoiles scintillent autour de la sphère mauve de Coruscant. La planète tourne lentement, ses nuages dissipant la surface ravagée par les blessures du passé.
Soudain, un bruit déchirant brise le silence paisible de l’espace et bientôt, la silhouette d’un x-wing émerge du néant. Il fonce à vive allure, comme si il cherchait à fuir quelque chose. Et c’est le cas.
Juste derrière le petit chasseur de combat surgit l’immense et imposante stature d’un destroyer stellaire impérial qui n’hésite pas à ouvrir le feu dès que le minuscule engin est à sa portée.
Le x-wing virevolte dans tous les sens pour éviter les tirs de lasers verts qui lui tombent dessus de partout.
Mais malgré toute l’agilité du pilote, le vaisseau ne parvient pas à éviter un tir venant de la droite. Le x-wing est percuté de plein fouet, Il brûle de partout avant d‘exploser violemment après une brusque rafale de tirs venant du destroyer. Lui et son pilote se retrouvent volatilisés dans l’espace.
Ce pilote, c’était moi.

Je rouvre alors les yeux sur une salle de classe ou une vingtaine d’élèves et un professeur sont en train de me regarder.
- Tout va comme vous voulez Vivien ?
Je regarde autour de moi, c’est bien la réalité, la triste réalité.
- Content de vous revoir parmi nous, si vous vous endormez encore ce sera 2 heures c’est compris ?
- Oui Madame.
Le professeur reprend son cours. Je regarde derrière moi, et je la vois.

Elle s’appelle Darlène elle a 16 ans et elle est dans ma classe, elle fait 1m60, ses longs cheveux sont bruns, ses yeux sont marrons et brillants, son visage est légèrement gras ce qui la rend encore plus adorable, je ne peux rien dire d’autre sur elle bien qu’il y ait beaucoup à dire.
Moi je m’appelle Vivien je fais 1m67, cheveux blonds, yeux verts rêveurs, musclé, bronzé, sexy à souhait. Non je déconne, je n’ai pas la chance d’être aussi beau que Darlène, ne cherchez pas de lien entre nous deux il n’y en a pas, nous ne sommes pas frères et sœurs ou cousins éloignés, aucun liens de parenté. Alors pourquoi je vous parle d’elle ? parce que je suis amoureux d’elle, et je le suis depuis le premier jour où je l’ai vue.
Pour moi elle est tout...mais pour elle je ne suis rien...
Ahhh ! vous ne pouvez pas savoir à quel point j’aime cette fille, je mourais pour elle, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’elle soit heureuse et je le ferais parce que je l’aime. Et de l’amour il en faut aujourd’hui dans ce monde où tout n’est que haine et violence, où les êtres humains se déchirent entre eux, où tout n’est que ténèbres et mélancolie.
Il n’y a qu’une façon de nous guérir de ce mal :
Aimons-nous les uns des autres

C’est pour cela que moi je cherche à m’évader le plus possible de toute cette violence, et je le redis, il n’y a qu’une seule arme capable de défaire le mal à jamais sans causer la mort d’innombrables innocents mais capable d’embraser les étoiles,
cette arme est l’amour.
Tant qu’il existera dans le cœur de chaque être humain, même chez le plus infâme, le monde vivra. Un homme peut avoir tout ce qu’il veut, sans amour il n’a plus aucune raison de vivre. Pour nous, humains, le plus beau cadeau que l’on ait est bien d’être aimé et d’aimer, c’est là que se passe le plus beau moment de votre vie où plus rien d’autre ne compte, où vous vous sentez plus fort, où vous pensez à ces trois mots qui vous uniront à jamais : je le veux.
C’est ici que vous êtes heureux d’entendre à nouveau le tonnerre gronder car vous pouvez dire : la foudre m’est tombée dessus.
C’est pour cela qu’il faut aimer.
Pour être illuminés et heureux comme des anges, comme Darlène, mon amour, ma force de vivre.

L’autre moyen de s’évader de ce monde en déséquilibre est le rêve car dans un rêve on peut accomplir toutes les choses que l’on désire et qui tiennent elles aussi en trois mots : << et si jamais ? >>
L’idée d’une autre dimension où tout ce que vous voulez est un don qui peut se révéler être une malédiction, car vos rêves sont le reflet de vôtre réalité, même les rêves les plus insensés ont leur signification, et parfois on regrette d’avoir rêvé de ce que l’on aurait dû dire ou faire pour gagner au lieu de perdre. On rêve d’être riche, beau, célèbre mais on est heureux de ne pas l’être vraiment. Car les rêves peuvent vite se transformer en cauchemars. C’est pour cela que nous possédons un autre don : l’espoir.
Tant qu’il y a l’espoir il y a des hommes, il y a l’amour. Moi je garde l’espoir même si je n’en ai aucun mais mes rêves ne deviendront jamais cauchemars car elle m’illumine dans les ténèbres les plus obscures et c’est là que je n’aurais jamais souhaité avoir entendu ces mots : et si jamais ? car ils me déchirent le cœur.

Tous les jours je pense à Darlène. Toutes les nuits aussi d’ailleurs. Je sais que je ne devrai pas, je sais que je me fait du mal, mais c’est plus fort que moi. Il faut savoir regarder la réalité en face : je ne peux pas l’aimer.
Pour elle je n’ai que mon amitié à offrir, et puis, sur cette Terre j’ai une mission : vivre.
Mais au fil du temps s’est présenté une autre mission : devenir le maître de la Force, connaître tous les secrets de l’univers pour les transmettre à ceux qui le veulent, je suis une victime pour certains, un fou pour d’autres, moi je dirai simplement que je suis un fan de Star Wars.
Toute une galaxie d’histoires, de rêves, d’amour et d’espoir, tout le bien et le mal dans un seul univers qui se trouve au cinéma, en librairie, sur une console, un univers vénéré et respecté et tout cela grâce à un homme :

Georges Walton Lucas

Sans lui je n’écrirai pas
Sans lui je ne vivrai plus

J’ai découvert Star Wars à 7 ans et depuis je cherche à en savoir toujours plus sur l’histoire de cette galaxie finalement pas si lointaine que ça ! pour moi, tout a changé en cette année 1997 à 13h30, depuis cette date, j’ai découvert la Force, les Jedï, les Sith, un monde de rêve, un monde de fiction, bref j’ai découvert
un autre monde
Dans ce monde je trouve le courage et je délaisse la peur, la colère, tout le mal qui pourrait se cacher en moi, qui était en moi.
La Force m’a libéré, avant j’étais un démon de l’enfer, maintenant, je suis un serviteur de Dieu qui cherche des réponses à des questions que personne ne pourra résoudre.

Et une fois de plus, la peur m’envahit quand je repense à ceci :
<< et si jamais >> j’avais raté le film en 1997 ?
si je ne l’avais pas enregistré ?

Et c’est là qu’intervient l’arme du doute :

le destin

Il contrôle notre vie, il sait où elle commence et où elle s’arrête, nous ne pouvons pas lui échapper.

Mais nous pouvons le changer, le convertir en ce que nous voulons car il n’est pas écrit.
Notre destin deviendra ce qu’il doit être par nos actions, par ce que nous en faisons, alors faisons qu’il soit bon.

Et alors à ce moment, nos rêves pourront devenir réalité.

CHAPITRE 2
Est-il vraiment nécessaire que je parle de moi ? l’histoire d’un meurtrier n’est jamais facile à raconter mais je vais essayer de ne pas trop détailler. J’ai tué beaucoup de monde et tout cela rien qu’avec mon regard. Non, je rigole (quoique), non ma vie n’a rien d’extraordinaire, très peu d’action voir pas du tout, alors si vous voulez de l’action vous pouvez directement aller au chapitre 5 sinon, si vous voulez connaître le modeste homme que je suis, vous pouvez continuer.

Je suis né à Nantes le 4 août 1989 d’un père journaliste et d’une mère au foyer, je reçois alors les prénoms Vivien (la vie) Charles (le roi) et Geoffreoy (?) (autrement dit, j‘ai reçu des prénoms de MERDE !!). A ce moment la seule chose que je me suis demandé devait être << Où suis-je ? j‘étais mieux dedans que dehors !>> certains auraient souhaité que ce jour n’arrive jamais mais hélas... A ce moment je ne savais pas que 4 mois et 16 jours plus tard (soit le 20 décembre pour ceux qui seraient trop fainéants pour calculer), une certaine Darlène Lysianne Olivier-Boissière-Laffont...etc... allait venir au monde pour changer ma vie 16 ans plus tard et ça pour mon plus grand malheur.

Les années passent et je grandis, j’arrive alors dans ma période de “côté obscur” où l’on veut se montrer plus fort que tout le monde, on risque de tout perdre pendant cette période qui est notre première guerre, la guerre des générations. Qu’on la gagne ou pas tout change.
On appelle cela la crise d’adolescence.
Sauf que moi je l’ai eue à 7 ans.
Et croyez-moi, je suis heureux d’avoir terminé cette guerre pacifiquement.
Car de 7 à 12 ans j’étais entièrement dans le côté obscur, je me rebellais, je me battais, je volais, je mentais (si si), j’insultais (ça a pas trop changé remarque)... je ne savais pas ce que je faisais (enfin à peine), je n’avais pas conscience des conséquences de mes actes.
Puis je suis revenu du côté obscur grâce à Star Wars, Star Wars a été ma rédemption, il m’a sauvé, je dois tout à Georges Lucas, il est mon dieu (sic). On me croit fou mais moi je dis qu’il faut mieux se prendre pour Obi-Wan Kenobi plutôt que de se droguer et de tuer des gens (bien dit !).

A 13 ans, âge que je redoutais d’avoir à cause de la nature du chiffre, je me suis découvert 2 nouvelles choses.

La première est l’écriture.
Je suis gaucher mais pas plus intelligent qu’un autre. J’ai d’abord écrit 20 nouvelles sur les jeux-vidéos comme Georges Lucas, je voulais changer le monde de la littérature en créant de nouveaux genres de livres, il y eut donc le roman jeu-vidéo et le roman-film.
Je me suis ensuite attelé à l’écriture de trois livres sur le pouvoir, l’amour et l‘ésotérisme, mes 3 domaines de prédilection, 634 pages d’aventure en tout, puis sur la rédaction d’une biographie fictive que j‘ai dû abandonner.
Mais depuis, les idées m’ont quitté, plus rien, néant, j’ai perdu mon pouvoir, peut-être parce que je suis amoureux, je ne sais pas, ou peut-être parce que les ténèbres du monde m’ont envahi l’esprit.
Plus rien.
Il y a peut-être un moyen.
Il faudrait qu’il arrive quelque chose d’important et alors, peut-être que mes idées reviendront.

La seconde chose est l’adolescence.
Et c’est le reste de mon côté obscur.
En moi, comme en chacun de nous, se trouve un être mauvais
Pour moi c’est la resurgescence de mon trouble passé.
C’est un démon que j’essaye de tuer, en vain.
Il prend de plus en plus de pouvoir en moi et il a réussi à me faire accomplir des choses inimaginables que je préfère ne pas citer.
Ceci est mon combat du bien contre le mal, un seul devra survivre, mais lequel ?
Cela fait partie des erreurs que j’ai pû commettre dans ma vie et j’en suis bien conscient.
Aujourd’hui tout est différent.
Car Darlène est là.
Et elle est celle qui me sauvera des ténèbres à jamais d’une façon ou d’une autre.
Mais il y a encore bien des épreuves qui m’attendent et il faut que je trouve le courage de les surmonter.
Sinon, je suis condamné.

Parlons de mes copains.
Je n’en ai jamais vraiment eu.
Tous mes copains ont fini par me trahir et je n’ai plus de contacts avec eux aujourd’hui. Peut-on seulement appeler ça des copains ? je ne crois pas.
Mais je sais qu’un jour je trouverai un nouvel apprenti.

Bien sûr, il n’y a pas d’amis sans ennemis.

Et je crois bien que même à ce jour, j’ai plus d’ennemis que d’amis. On ne peut pas vraiment dire que les amis existent mais les ennemis existent bien eux.

De ma vie je n’ai décroché que 2 coups de poing pour me défendre contre eux.
Mais tous deux ont atteint leur cible en faisant des dégâts.

Tous ces problèmes n’ont fait qu’accroître ma colère, ma haine et mon désir de vengeance. Mais finalement, est-ce que cela me permet de vivre mieux ? non, cela ne résout rien, la violence est un fléau qu’il faut combattre par une autre arme : la paix.

Mais de nos jours, peu de gens se servent de cette arme.

Aujourd’hui je regrette le passé, je regrette d’avoir apporté tant de ténèbres.

Maintenant, quand je regarde vers le futur, je ne désire devenir qu’un messager de paix et de justice.

Sur Terre, je serai le premier Jedï.

CHAPITRE 3

DARLÈNE

Le prénom qui a changé ma vie.
Dès que je l’entends, je suis envoûté, dès que je la vois, je me sens défaillir.
Elle est mon véritable premier amour.
Elle est aussi mon véritable premier chagrin d’amour.
Pourquoi ? Parce que je l’aime ! Mais pas elle !
Je sais on se dit pourquoi vouloir continuer et aimer quelqu’un qui ne vous regardera jamais dans les yeux avec un sourire ? Parce que quand on aime on est fou.
On veut décrocher la lune, allumer les étoiles, faire sourire le soleil, on veut tout pouvoir faire, mais on veut surtout être avec celle qu’on aime.
Malheureusement, il arrive que ce soit impossible et il faut alors savoir revenir sur Terre, revenir à la réalité.
Et ça me fait mal de la revoir tous les jours mais en même temps, je suis rassuré de la savoir heureuse.
Je prie chaque jour pour qu’elle le reste, je prie chaque jour pour qu’elle reste elle, pour qu’elle reste simplement la Darlène que j’aime.

En m’envoyant dans la classe de seconde tertiaire au lycée saint Joseph de Périgueux, le destin m’a joué son plus mauvais tour.
Je dois avouer que le premier jour je n’ai pas fait attention à elle puis, avec le temps, j’ai appris à la connaître et j’ai appris peu à peu que nous avions de nombreuses choses en commun.
Elle est belle, gentille, adorable, attentionnée mais réservée, et pas par moi.
Néanmoins elle est et restera toujours ma perfection.
Et même si je ne peux pas être avec elle, je ne lui souhaite qu’une chose : qu’elle soit heureuse en ayant le plus bel avenir possible.
Pendant une semaine, j’ai cru qu’elle m’aimait. J’ai réfléchi 3 jours à la manière de lui déclarer mes sentiments. Quand le moment est venu, je me suis pris le plus beau râteau de ma vie.
Le verdict était tombé :
Vivien Rougier : recalé parce que elle, elle est calée.

En amour Darlène n’a jamais eu de chance.
Oh ce n’est pas parce qu’elle ne sait pas y faire avec les hommes, enfin je ne crois pas, mais...ce sont plutôt les hommes qui ne savent pas y faire avec elle.
Déjà il faut supporter son incommensurable amour pour la race canine, son chien c’est comme son fils, si on dit la moindre chose dessus, gare !!
Ensuite Darlène cherche toujours à être avec des “individus peu recommandables” pourquoi ? Je ne sais pas et je ne veux pas savoir, ce sont ses affaires, du moment que cela ne la fait pas souffrir.
Enfin malgré toute sa gentillesse, attention et tout le reste, il faut avouer qu’elle est quand même un peu conne par moments, je veux dire par-là qu’à certains moments elle fait des choses tellement insensées que je ne veux pas arriver à croire que c’est elle qui les a faites. Elle a aussi un côté obscur, elle le montre rarement mais quand elle le fait, les conséquences peuvent être catastrophiques.
Pourquoi elle le fait ? Comment elle peut le faire ? Est-ce que c’est elle qui fait ça ?
On ne le saura jamais mais elle, le sait, enfin j’espère. Le mieux qu’elle puisse faire c’est encore d’être elle-même. Pourvu qu’elle le soit encore...
Chaque jour je la vois et j’ai mal.
Chaque nuits elle envahit mes rêves et je souffre.
J’ai essayé de l’oublier.
C’est impossible.
Comment oublier ceux que l’on aime ?
On ne peut pas.
Je sais beaucoup de choses sur elle.
Elle mesure 1m60, je ne connais pas son poids mais elle est, et il faut bien l’admettre, un “petit peu” corpulente. Elle a des cheveux bruns, épais, soyeux et longs, marron est la couleur de ses yeux. Toujours coiffée différemment donc jamais la même mais seulement en apparences. Elle est plus jeune que moi de 4 mois, c’est une fille sage, aucune expérience avant d’avoir 18 ans ( enfin presque aucune ),elle est fan du rappeur Eminem, elle adore chanter et écrire des chansons, on pourrait la croire très sérieuse mais c’est faux. Scolairement elle est comme moi : fan de français et nulle en mathématiques !
Et pourtant je m’étais juré que je ne tomberais jamais amoureux, que les études passeraient avant tout. Je me suis trompé. J’appelle cela un imprévu.
Darlène est différente des autres filles.
Elle aurait très bien pû se moquer de moi après ma demande ou ne plus me parler.
Erreur, aujourd’hui, elle est une amie sauf qu’elle me parle moins qu’avant et qu’elle ne me taquine plus quand elle me voit.
J’ai vu ce qu’elle était vraiment pendant le second cours de sport. Personne ne voulait de moi dans son équipe. Elle est arrivée et les a engueulés pour que j’aille les rejoindre.
Elle aurait pû ne pas le faire.
Ce n’est rien me direz-vous.
Mais pour moi, ce geste a révélé sa personnalité.
Darlène est un ange, elle ne fera jamais de mal à personne, je le sais.
Elle peut juste vous tuer.
Comme elle m’a tué d’un de ses regards ensorcelants.

Une nuit j’ai fait un rêve que je tiens à vous retranscrire. J’espère que ce n’est pas une prémonition.

Elle arrive comme chaque jour à 8h devant la classe, je ne peux m’empêcher de dire <<comme elle est belle ! >>
A ce moment, elle tourne la tête vers moi et son regard croise le mien, mais c’est Jenifer qui répond à sa place.
- qui ?
- Euh... la lune évidemment !
- Tu es sûr ?
- Bien sûr, on ne voit pas cela tous les jours !
- Moi je pense que tu parlais de Darlène.
- Bah... oui !
- N’ai pas peur de le dire, elle ne t’en voudra pas si dis du bien d’elle !
- Si tu le dis !
- Un jour peut-être...
- Peu probable
- Si tu y crois, tout est réalisable.

Puis, comme chaque vendredi, pendant le cours de comptabilité, je la regarde à travers l’écran noir de la télé de la salle, chacun de ses sourires me rend heureux mais chaque regard me rappelle la réalité : je ne suis rien pour elle.

Puis vient midi, je pose mes affaires et part seul dans la ville, et je me presse un peu pour la rattraper, j’y arrive mais reste un peu à distance pour l’observer discrètement et obtenir quelques instants merveilleux, sans le vouloir je ne suis plus qu’a 2 mètres d’elle, je peux sentir sa merveilleuse odeur, c’est à ce moment que tout est allé vite.
je tourne la tête
elle traverse avec
je vois une voiture rouge dévier de sa trajectoire et foncer vers elle
sans hésiter je cours et la pousse
elle est hors de danger
moi pas
je me sacrifie
Je me réveille dans une chambre d’hôpital, et, au lieu de mes parents, c’est toute la classe qui est là.
J’entends la voix de Delphine
- Eh !! il est réveillé
Tout le monde hurle de joie
- Tes parents arrivent, ils sont sur la route, dit madame Loubet
- Oh ! Vous vous êtes là c’est l’essentiel !
- Vivien, ce que tu as fait aujourd’hui est très courageux, sans toi...
- Sans moi Darlène serait ici à ma place.
- oui
- Nous sommes tous avec toi et nous avons hâte de te voir revenir
- Moi aussi
- Allez on y va, bon rétablissement
- Merci
Ils quittent la salle, tous sauf Darlène
- Je te dois beaucoup aujourd’hui, merci de m’avoir sauvée
- J’aurais voulu que tu aie un autre souvenir d’anniversaire !
- oui ! Ça c’est sûr... Mais, pourquoi a tu fais cela ?
- Mais... parce que je t’aime bien sûr !
- Alors tout ce que l’on m’a dit était vrai, tu m’aime réellement ?
- Bien sûr, dès le premier jour je t’aime.
- et moi qui croyais que ce n’était pas vrai !
- De toute façon, je sais que tu n’es pas aussi amoureuse de moi que je ne le suis de toi.
- Pourquoi ?
- Tu me remarque à peine, quand tu me parles, c’est pour rattraper les cours et puis, je sais que quand Jenifer te parle de moi, tu fais une sale geule.
- C’est vrai, tu n’étais pas du tout ce que je pensais maintenant, et puis, il y avait Ben !
- Pourquoi, tu es avec quelqu’un d’autre ?
- Oui, avec toi !
- Tu...Tu m’aimes ?
- Tu es le seul qui es toujours là pour moi, qui m’aide dès que j’en ai besoin, qui m’aime pour ce que je suis. Je m’en aperçois maintenant.
- Et le seul qui t’appelle comme tu le veux... Lysiane
- Oui c’est vrai ! tu dois être le seul
- Tu ne peux pas savoir à quel point je t’aime, pour tout ce que tu es, et pas seulement pour tes seins !
- Merci du compliment !
- Lysiane, tu dois me répondre... Est-ce que je vais mourir ?
- eh bien ( elle commence à être en larmes ) oui... l’accident t’a écrasé les côtes, ton cœur bat irrégulièrement, tu ne passeras pas la nuit.
- Prends ma main.....regarde ces lignes, elles se rejoignent sans continuer, tu sais ce que sont ces lignes ?
- non
- La ligne de vie et la ligne d’amour
- Donc tu savais que tu mourrerais...d’amour
- Oui, je savais que je mourrais et que ce serait pour toi, mais ne te reproche rien, je veux que tu vives, et tu vivras, regarde ta main, toutes tes lignes sont au maximum, tu auras une grande vie heureuse, ne la gâche pas, tu me l’as dit le 21 octobre a la récré de 15h30, toute ta famille dit que tu auras une belle vie et une belle histoire d’amour, ils ont raison. Écoute, quand tu reviendras au lycée, prend le cahier bleu dans mon sac, il t’est dédié, tu verras comme je t’aime.
- Merci, je dois te remercier.
Alors elle me donne un baiser, le premier et le dernier, il est long et tendre, tout cela semble si irréel et pourtant.
Mon cœur ne résiste pas à tant d’amour et il se brise, la dernière chose que je vois c’est son regard, le regard d’un ange.

Bien sûr ce n’est qu’un rêve et j’espère qu’il ne deviendra jamais réel.
Mais cela m’aide à y voir clair.

Il n’y a pas de doutes,
cette fille est parfaite,

Mais inaccessible.

CHAPITRE 4
6 h, le réveil sonne.
J’ouvre les yeux, la lumière du soleil brille d’un éclat doré irréel, après quelques instants, je me lève et éteins le réveil qui chante une triste chanson d’amour.
Un nouveau jour commence, on ne sait jamais ce qu’il va nous arriver pendant ces heures qui s’écoulent trop vites pour certains et trop lentement pour d’autres. Pendant cette journée, tout peut arriver : la perte d’un être cher, une rencontre amoureuse ou un évènement qui changera notre vie à jamais, oui, tout peut arriver, personne ne connaît son futur, personne ne sait quand il va se marier ou mourir, personne ne sait si demain il sera encore sur cette planète ou pas, tout peut arriver. C’est pourquoi on essaye de passer le meilleur jour possible mais il y a des évènements imprévus qui nous rendront tristes et c’est à cause de ces imprévus que le futur nous fait peur et que chaque jour nous sommes contents de voir le soleil se lever et tristes de le voir se coucher. C’est pourquoi il faut vivre au présent, le futur c’est le présent.
Personne ne connaît son avenir et c’est bien mieux ainsi.

Je vais dans la salle de bain et je me regarde dans le miroir : rien n’a changé.
Et pourtant, en moi, plein de choses ont changé, des cellules sont mortes, mes cheveux ont poussé, ma peau s’est refaite. “Tout cela” pour me faire vivre. Mais “tout cela” ne suffit pas, “tout cela” ne m’aidera pas à être avec la femme que j’aime, bien sûr on dit que l’apparence ne compte pas, je suis d’accord, mais ça veut dire que Darlène est aveugle même si elle a un cœur et une grande joie de vivre. Elle a un grand avenir devant elle, et pour moi cela me suffit, bien sûr elle est très belle, elle est divine mais pour moi son cœur, son amour, sa joie, sa gentillesse son attention passent avant tout, bref, sa bonté passe avant sa beauté. Pour moi, elle est parfaite. Je souhaite que son avenir soit comme elle me l’a dit : le plus beau de tous avec une longue vie et un grand amour, son avenir est écrit dans sa main et il ne fait que confirmer ses dires,
la voila partie pour accéder à l’immortalité !

Je prends ma douche et je m’habille, me voila prêt à partir pour une nouvelle journée d’aventures...et de souffrances.

J’arrive au lycée avec un certain pincement au cœur car je vais LA revoir. 8h, la cloche sonne. Et ELLE arrive, le soleil l’entoure d’un halo lumineux, elle paraît encore plus irréelle, et là, tandis qu’elle discute avec ses amies, elle détourne brusquement la tête et me regarde avec un sourire que je lui rend aussitôt, je ne suis plus sur terre.
Mais les bonnes choses ont une fin et je suis brusquement ramené à la réalité :
elle sourit à un type derrière moi, un type bien plus beau, bien plus moderne et qui est de toute évidence bien plus “cool” que moi. Les paroles de la chanson de ce matin me reviennent brusquement dans la tête :
impossible...c’est impossible...
Puis nous rentrons en cours, les heures passent et je suis malheureux d’avoir si peu de chance...oh...la chance ! parlons-en ! si il y a une chose que je voudrais bien avoir c’est bien celle là, j’ai la poisse, je suis un porte-poisse maintenant je vois clairement le contraste : Darlène a toutes les qualités et moi tous les défauts.
Mais ne dit-on pas que les opposés s’attirent ?

Midi, je sors en ville, là je suis irrésistiblement attiré vers l’endroit où elle mange et pourtant je n’ai pas vraiment envie d’y aller car la voir me rend heureux mais surtout cela me fait mal au cœur et cela est pire quand je la croise comme ça dans la rue, je manque à chaque fois de défaillir !
C’est justement le cas ce jour là.
Je tombe nez à nez avec elle.
- Euh…salut !
- Salut.
- Euh…ça va ?
- Oui et toi ?
- Ouais.
- Bon bein c’est cool !
- Et sinon avec ton petit copain ?
- Ca va.
- Ah.
- Bon, je dois y aller.
- O.k.
Je veux la laisser passer mais je la bloque sans le vouloir. Finalement, elle arrive à partir.
- Faudra vraiment qu’on sorte ensemble un jour. (Pourquoi j’ai dit ça ?)
- Quoi ? Dit-elle en se retournant.
- Hein ? Oh non rien.
Je reviens manger et je me prépare à rentrer en cours.
Vous ne pouvez pas savoir tout le bonheur que j’ai quand je la vois arriver de loin et toute la tristesse quand je ne la vois pas, car indirectement elle est devenue comme une partie de moi-même et si elle n’est pas là, je suis très mal même si je ne le montre pas extérieurement. Je me suis promis de la protéger car si il lui arrivait quelque chose, je ne voudrais plus vivre, je préférerais partir la rejoindre après l’avoir vengée.
Elle se parfume à la vanille, la vanille charme les hommes, elle m’a envoûté sans le vouloir, quelle chance !

Vient le cours d’informatique, j’allume la machine et je fais le travail demandé, quand, au bout d’un moment, je vois le message suivant :

SAUVE NOUS, SAUVE TOI, SAUVE LES GALAXIES

L’écran s’éteint, je suis perdu, l’heure est terminée, déjà ? le temps s’est-il accéléré ?
Que veut dire ce message ? D’où venait-il ? Qui l’a envoyé ?
Je n’ai pas le temps de réfléchir.
Darlène sort, je la rattrape dehors << Darlène attends ! >>
Pourquoi j‘ai dit ça ?.
Elle se retourne, je suis pétrifié.
- Oui ?
- Je...veux..te dire que je te souhaite un bon anniversaire...avec un peu d’avance.
- Merci mais ce n’est que le mois prochain.
- oui, il peut encore se passer des choses d’ici là...tu sais ça fait 3 mois que l’on se connaît et je me demandais si on ne pourrais pas...
- Darlène tu viens ?
- J’arrive !
Elle part
- ...sortir ensemble et s’amuser un peu...
Jennifer passe et voit mon trouble.
- Ca va ?
- Si on veut.
- Allez courage, la Force est avec toi !
- Elle ne l’est pas jusqu’à présent.

De retour chez moi je repense au message de l’ordinateur, la seule chose que je me dis à ce sujet est que cela ne présage rien de bon.J’ai un mauvais pressentiment.
Alors que je joue à « the ultimate battle » sur mon ordinateur (un jeu de combat starwasien) l’écran s’éteint subitement.
- Oh non pas maintenant ! J’avais presque terminé la campagne de Sidious ! Saleté de machine !
Un message vert apparaît sur l’écran noir.
> Dans le futur, tu ne sera pas seul, Darlène…
- Vivien sors les poubelles !
- Oh merde !
- Allez et que ça saute !
- Mais maman je…
- Exécution ! Sinon tu es privé d’ordinateur pendant deux semaines !
- O.k !
Je cours accomplir ma tâche en espérant qu’il y ait encore un espoir que je puisse lire la fin du message, hélas lorsque je reviens, tout a disparu.

Deux jours plus tard, alors que je regarde des informations sur un Yuuzhan Vong appelé Nom Anor sur un encyclopédie Star wars en ligne, l’écran devient noir, seul un petit point clignote, puis, un message apparaît :
> Nous avons besoin de toi, tu es notre dernier espoir.
Toute la galaxie est détruite, l’Empereur est revenu à nouveau d’entre les morts et il a rassemblé le reste de ses partisans pour envahir la Terre, il possède un Mégadestroyer avec un hyperlaser. Quoi que tu fasses, il sera trop tard. Va au cinéma mercredi prochain à 12 h 30 et voie la fin de ton monde arriver.
Mais pourquoi me dit-il ça si je ne peux rien faire ?
>Ce que tu dois savoir tu le découvrira en temps utile. Tu n’es pas encore prêt à le savoir maintenant.
- Bien sûr !
>Tu a trop de colère en toi.
L’écran s’éteint.
- C’est tout ? eh bien je ne dois pas être aussi important si il me laisse tomber ainsi, bah c’est sans doute un de ces fans illuminés qui refuse d’admettre que toute chose à une fin.

Néanmoins, je m’interroge sur tout cela, et si c’était vrai ? si cette galaxie lointaine existait vraiment et si elle allait disparaître ? si les Jedï existaient...si il y avait un autre Vivien...si il y avait une autre Darlène...???
Avouez qu’il y aurait de quoi rêver !
Mais peut-être qu’il s’agit d’un jeu ?
Peut-être qu’il s’agit d’un concours pour trouver LE fan de Star wars ? Là tout de suite, ça devient nettement moins intéressant. Mais comme dit Darlène : il faut tout essayer dans la vie.

Mais quand j’y repense...
une autre Darlène....
effrayant...!

Deux jours plus tard, à tout hasard, je me rend sur le site français de SW pour voir si il y aurait une trace de mon mystérieux correspondant.
Une fois de plus l‘écran s‘éteint et laisse apparaître un message.
>Sidious va arriver sur Terre mercredi avec une flotte de 14 destroyers stellaires pour imposer son pouvoir au monde entier.
<<Mais pourquoi la Terre ?>>
>Pour ouvrir le passage tu dois penser à ce que tu aime le plus. Bonne chance mon ami et n’oublie pas, va au cinéma mercredi prochain à 12 h 30.
<<Quel passage ?>>
Tout s’éteint.
Trop tard, trop tard pour essayer de comprendre. Je ne sais pas ce que je dois croire mais je retiens les paroles de l’homme mystérieux, qui sait ? peut-être que mes questions trouveront mes réponses dans l’avenir comme il l’a dit. Je dois juste éviter d’oublier Darlène. Maintenant je sais le futur.
Mais que puis-je faire pour l’instant à part attendre ?

Je laisse mes pensées au lendemain car il est tard et je suis fatigué, je me couche et éteint la lampe, le noir m’envahit et aucune lumière n’est là pour me protéger. Mais...comment suis-je arrivé ici ? j’étais devant mon ordinateur et je me retrouve dans mon lit à l’internat..sûrement un rêve...je ne sais plus quoi penser...alors j’évite de penser et surtout, j’évite de penser à demain.
Car demain est un autre jour.

CHAPITRE 5
Le jour se lève, un nouveau jour car chaque jour est unique et différent ( raison pour profiter encore plus de chaque instant ) moi je trouve que le jour est trop court, 24 heures ne suffisent pas, car sur ces 24 heures, nous dormons ce qui nous enlève le plus de temps, nous mangeons, ce qui est quelque part une perte de temps, nous travaillons ce qui ne nous laisse au final que 4 à 5 h de totale liberté. Ce que je trouve de pire dans cela c’est que, dans le monde actuel, nous faisons quasiment chaque jour la même chose, par exemple pour moi, je me lève, je m’habille, je déjeune, je vais en cours, je mange, je retourne en cours, je me lave, je dors et c’est pareil pour tout le monde, les seuls instants où nous redevenons humains résident dans nos conversations.
Mais aujourd’hui, tout va changer.
Je regarde le soleil comme si c’était la dernière fois que je le voyais se lever.
Nous sommes au jour du jugement dernier.
Je suis le seul à le savoir sans pouvoir faire quoi que ce soit.
Quelque part je suis impatient d’en finir.
L’impatience est le problème d’aujourd’hui, tout le monde est pressé, comme moi, mais pressé de quoi ? de vivre ou de mourir ? courir ne sert à rien, cela n’apporte au final que des malheurs et de toutes façons, le même destin nous attendra au bout du chemin.
En courant, c’est la mort qui nous rattrape.
En courant, nous croyons gagner du temps, en réalité nous en perdons.

Il faut que je voit cette invasion.
Il faut que j’aille au cinéma.
J’y serais.

Je sors de l’internat, dehors, tout est sombre, le soleil est caché par d’épais nuages, ses rayons filtrent à peine, ce sera un jour d’orage, un jour de ténèbres.
Chassant ces mauvaises pensées, je vais à la cantine me changer les idées.
Je choisis mon petit déjeuner, ce sera du beurre jaune comme le soleil d’été, de la confiture à la fraise rouge comme mon cœur qui bat si fort pour Darlène, un verre de jus d’orange aussi clair que mes pensées et enfin un bol de chocolat avec cette couleur brunâtre qui me rappelle si bien SES cheveux.
Tout disparaît en dix minutes.
Je sors, je replonge dans les ténèbres, plus une seule étoile ne luit à part la polaire et cette grosse bille blanche qui est la lune.
Mais il y a d’autres lumières, bien d’autres.
Plus de six milliards.
Nous, humains.
6 milliards d’êtres humains vont perdre la vie dans les jours qui viennent et je suis le seul à en être conscient.
Mais je suis impuissant
Et pourtant...tout dépend de moi.
La cloche sonne.
C’est parti !
Pendant deux heures il va y avoir du sport au programme !
J’avance pour rejoindre mes camarades et j’aperçois au loin une silhouette que je connais bien.
J’essaye de partir mais je suis repéré.
Elle passe devant moi, sans un mot.
Comme d’habitude quoi.
Que croyez-vous qu’il se passerait ?

Midi, je mange rapidement et je file au cinéma. Je mets 10 minutes pour descendre la longue avenue qui mène au centre-ville, je ne pense à rien, et soudain, je croise Darlène, Jennifer et deux autres filles que je ne connais pas et que je ne veux pas connaître.
- Euh...salut ! ( c’est tout ce que je peux dire. )
- Tu va où ?
- Au cinéma pour...me changer les idées.
- Des idées sur quoi ?
- Plein de choses.
- Darlène ?
- Entre autres.
- Quelles autres ? il n’y a qu’elle pour toi, façon de parler bien sûr.
- Jenny tu viens ?
- Ouais j’arrive, allez à plus et bon film.
- J’espère.
Je les regarde s’éloigner tranquillement, je LA regarde s’éloigner tranquillement, elle est tellement belle ! un enfant me bouscule me ramenant à la raison, et je tourne la tête pour reprendre mon chemin en solitaire.
J’arrive au cinéma, il n’y a pas grand monde, même personne, il y a un bon film, je paye mon entrée et pars m’asseoir sur un siège de la salle numéro 1.
La salle est quasiment vide, nous sommes 8 tout au plus, j’espère que ce n’est pas dû au film. J’espère aussi que je suis dans la bonne salle, que l’invasion commencera bien ici «comme prévu » . Croisons les doigts.
Une demi-heure (de publicité plus qu‘ennuyeuse) passe, enfin la lumière s’éteint et le film commence, la fatigue m‘envahit soudain alors que j’étais en pleine forme il y a quelques secondes. Impossible de lutter, je suis tellement fatigué que je m’endors.
Et je rêve, et comme toujours, Darlène est dans mes rêves, mais la c’est différent, la Darlène que je vois me regarde d’un air plein de haine, je ne l’ai jamais vue ainsi et j‘espère ne jamais la voir comme ça. Elle lève la main, une douleur me prend au cou, comme si elle avait la Force, et elle l’a ! je suis soulevé du sol puis jeté à terre, elle s’avance, une lame rouge à la main droite, un sabre-laser rien que ça ! Elle s’avance encore, lève sa lame, et l’abaisse. Tout disparaît alors brusquement dans un flash de lumière... et je me réveille en sursaut, heureux de savoir que ce n’est qu’un rêve, où plutôt un cauchemar. Je vois à côté de moi un homme debout à la peau noire et au visage surpris avec une lampe torche à la main.
- Il serait temps de partir monsieur.
- Le film est fini ?
- Oh oui, depuis longtemps!
- Qu’entendez-vous par « longtemps » ?
- Une dizaine d’heures, environ.
- QUOI ??
- Vous deviez être drôlement mort de fatigue !
- Mais pourquoi n’êtes vous pas venu avant ?
- Vous savez, je n’ai pas que ça à faire et puis, je suis tout seul cette semaine !
- Quelle heure est-il ?
- 8h30
- 8h30 ! oh la vache ! je vais être en retard au lycée !
- Oh calmez-vous et partez vite, je suis sympa de ne pas vous livrer aux flics, alors tirez-vous en vitesse avant que je ne change d’avis.
Le gardien sort de la salle, je prends mes affaires et je marche à mon tour vers la sortie.
Je pousse la porte mais je ne sors pas.
un bruit retient mon attention.

Je marche vers l’écran, un faible courant d’air souffle sur mon visage, je regarde autour de moi : rien. Je me mets en face de l’écran et je le regarde comme si je m’attendais à ce qu’il me montre la solution pour résoudre tous mes problèmes.
VLAN !!
Je suis projeté en arrière et j’atterris sur un fauteuil, ma tête heurte violemment le dossier me créant une douleur insupportable.
Devant moi se produit une chose inexplicable.
Une étrange faille apparaît de nulle part déchirant l’écran en deux parties.
- Mais qu’est-ce que...
Je n’ai pas le temps de finir ma phrase, une Force invisible m’arrache à mon fauteuil et me projette dans la faille.
Tout autour de moi devient noir. Je vois des petits points brillants, ce sont des étoiles, je suis dans l’espace ! je peux respirer mais je ne peux pas bouger. Un groupe d’étoiles bouge, non ce ne sont pas des étoiles, ce sont des vaisseaux, il y en a des centaines, on dirait qu’ils fuient quelque chose, je me demande où je me trouve, et en quelle année. j’entends soudain une voix dans ma tête qui dit << 71 imbécile ! >> serait-ce la réponse à ma question ? avant d’avoir le temps de réfléchir à ces paroles, je voit tous les vaisseaux disparaître brusquement après avoir franchi la faille dimensionnelle toujours ouverte. mon facinement se transforme vite en terreur quand je découvre de mes yeux la raison de toute cette agitation : les planètes explosent les unes après les autres, comme consumées par un souffle incandescent invisible, puis les soleils grossissent et explosent, avalant ce qu’il reste de ces planètes avant de se consumer d’eux-mêmes laissant la Galaxie et moi-même dans le néant le plus total.